Affaire de brigandage et de séquestration devant la justice

Le Tribunal criminel de Neuchâtel s’est penché jeudi matin sur une affaire de brigandage et ...
Affaire de brigandage et de séquestration devant la justice

Le prévenu prétend n'avoir jamais mis les pieds en Suisse

Hôtel de ville Neuchâtel, procès, justice Le procès se tient dans la salle du Conseil général à l'Hôtel de Ville de Neuchâtel.

Le Tribunal criminel de Neuchâtel s’est  penché jeudi matin sur une affaire de brigandage et séquestration aggravés. Les faits remontent à novembre 2014. Un couple de sexagénaires avait été ligoté, baillonné, molesté et dévalisé dans sa propriété du Landeron. L’acte d’accusation mentionne cinq agresseurs, mais un seul comparait devant la justice. Les autres n’ont pas été identifiés. Le prévenu, un Kosovar qui dit ne pas parler un mot de français, a été confondu par son ADN. Il est détenu depuis juillet 2015 et est arrivé menotté à l’audience. Il nie tout en bloc.

Ce quadragénaire barbu, marié et père de famille, jure les grands dieux qu’il n’a jamais mis les pieds en Suisse. Son ADN a pourtant été retrouvé dans la maison dévalisée au Landeron, ainsi que dans deux autres villas cambriolées dans le canton de Vaud. L’homme a été arrêté en Italie, après qu’une procédure d’extradition avait été lancée en Allemagne, où son casier mentionne une condamnation au début des années 90.

 

Le procureur requiert quatre ans et demi ferme

Pour le procureur général Pierre Aubert, cela ne fait aucun doute. L’homme a bel et bien participé à cette séquestration et à ce brigandage au Landeron. Il estime qu’il fait partie d’une bande qui a agi avec une sauvagerie particulière et qu’il s’agit de malfaiteurs professionnels. Cette affaire est des plus répugnantes, a-t-il ajouté, en insistant sur les traumatismes subis par le couple agressé. Le procureur requiert 4 ans et demi de réclusion ferme pour le prévenu.

Pour la défense, en revanche, c’est un tout autre son de cloche. Le mandataire du prévenu remet en question devant la Cour le témoignage et la crédibilité du couple, notamment sur le montant des valeurs dérobées. Elles atteignent, selon l’acte d’accusation, près de 70'000 francs. L’avocat avait demandé, en début d’audience, d’entendre le couple lésé. Mais le tribunal a refusé. La défense a aussi tenté de démontrer que les malfaiteurs n’avaient rien d’une bande organisée. Et surtout, elle estime que le prévenu n’a pas à  porter le chapeau pour les quatre autres, pour autant qu’il ait été présent le soir du cambriolage.

 

Acquittement pour la défense

L’avocat s’en remet aux dires du prévenu. Il demande son acquittement en estimant qu’il n’a pas participé à ce vol, sans pouvoir démontrer toutefois que les traces d’ADN n’étaient pas les siennes. Au pire, si la Cour décide qu’il est coupable, l’avocat demande de ne pas retenir les circonstances aggravantes du brigandage et de la séquestration. Il requiert une peine maximum de 2 ans et demi de réclusion.

Le Tribunal criminel de Neuchâtel rendra son jugement en fin d’après-midi. /fpa


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