Nuit libre uniquement pour les autonomistes le 18 juin à Moutier ?

Seuls les autonomistes doivent pouvoir faire la fête toute la nuit à Moutier le 18 juin : c’est ...
Nuit libre uniquement pour les autonomistes le 18 juin à Moutier ?

Le Rauraque propose une prolongation de l'ouverture des restaurants et des bars le 18 juin prochain à Moutier, mais uniquement en cas de oui au scrutin sur l'appartenance cantonale de la commune

Fête,célébration,champagne (Photo: ldd) (Photo: ldd)

Seuls les autonomistes doivent pouvoir faire la fête toute la nuit à Moutier le 18 juin : c’est ce que laisse entendre le Rauraque dans une motion déposée hier soir au conseil de ville prévôtois. Dans leur texte, les représentants du parti demandent que les restaurants et bars de la ville puissent ouvrir aussi tard que possible dans la nuit du 18 au 19 juin, mais uniquement en cas de oui au rattachement de Moutier avec le Jura. A croire que les antiséparatistes ne fêteraient pas une victoire du non lors de ce scrutin qui s’annonce très serré. D’ailleurs la motion laisse entendre que les partisans du canton de Berne ne font jamais la fête. Un texte qui a inspiré ce commentaire d’Alexandre Steiner.

« C’est bien simple : ce sont les Jurassiens qui sortent et font vivre Moutier » : les mots utilisés par le Rauraque ne laissent pas place à l’ambiguïté, leurs adversaires apprécieront. Tout en se défendant de manquer de respect aux antiséparatistes, les jeunes autonomistes précisent qu’en cas de oui, l’ambiance serait la même que lors d’un samedi de braderie. Ils vont même jusqu’à en faire l’argument de campagne le plus pertinent de ces derniers mois, ou du moins celui qui touchera peut-être le plus les jeunes en manque de fête : « en votant oui, Moutier vivra alors une nuit de folie ». Face à la question de l’hôpital, de l’économie et de la formation, arguments majeurs pour les deux camps, il est indéniable que la nuit de folie proposée par le Rauraque pèsera de tout son poids dans la balance des ayants droit. Trêve d’ironie. Sur le fond, l’on peut bien sûr s’attendre à ce qu’un oui provoque des scènes de liesse et qu’une ouverture prolongée des établissements pourrait se justifier. Sur la forme, en revanche, on peut s’interroger sur la volonté du Rauraque de fixer une règle sur le principe du « deux poids, deux mesures ». Difficile de ne pas y voir une provocation, d’autant plus que les jeunes autonomistes se voient déjà en train de célébrer et invitent les opposants au Jura à venir partager un verre de l’amitié à l’issue de ladite votation. Reste à voir si, en cas de victoire du non, ils se montreront aussi bons perdants et iront partager un verre de l’amitié avec le camp antiséparatiste, même si cela ne doit pas durer toute la nuit. /ast


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