Certains entrepreneurs ne veulent pas de géothermie profonde en Haute-Sorne

Des industriels du canton s’opposent au projet de géothermie profonde. Jérôme Bourquard de ...
Certains entrepreneurs ne veulent pas de géothermie profonde en Haute-Sorne

Une lettre recommandée a été adressée au Gouvernement jurassien. Elle lui demande d'abandonner le projet de géothermie profonde

Projet pilote de géothermie profonde à Haute-Sorne Plan du projet pilote de géothermie profonde à Haute-Sorne (photo: archives)

Des industriels du canton s’opposent au projet de géothermie profonde. Jérôme Bourquard de Pibor Iso SA à Glovelier a adressé une lettre recommandée au Gouvernement jurassien et aux médias au nom de « nombreuses entreprises ». Le courrier ne comporte toutefois pas de signatures. Il n’indique pas quelles sociétés soutiennent la démarche. Joint par la rédaction, Jérôme Bourquard nous a simplement précisé qu’il s’agissait d’entreprises des trois districts du canton.  

La lettre demande à l’exécutif cantonal de tout simplement renoncer au projet. « Nous estimons que la mise en œuvre du projet de géothermie profonde en Haute-Sorne comporte des risques trop importants et démesurés que vous ne sauriez prendre ». Ces entrepreneurs se disent préoccupés du risque sismique d’un tel projet, mais aussi du risque de contamination de l’eau potables et des eaux usées. Le courrier fait notamment référence au projet similaire à Bâle qui fût un échec total et qui a été abandonné en 2006.

 

« Chances de succès aléatoires et incertaines »

Les signataires craignent que leurs entreprises puissent être gravement endommagées en cas d’accident sismique. Ils s’étonnent qu’en tant qu’acteurs économiques du dossier ils n’aient été que très peu informés alors que la réalisation est prévue à quelques centaines de mètres seulement de leurs établissements. Ils relèvent encore que les chances de succès du projet jurassien sont aléatoires et incertaines. Ces entrepreneurs demandent donc au Gouvernement d’y renoncer. Et s’il devait malgré tout le maintenir, les industriels signataires de la lettre réclament alors d’être mis au courant des risques encourus pour leurs sociétés, respectivement pour leurs employés et leurs bâtiments. Ils s’interrogent finalement des indemnisations en cas de pertes financières.

Contacté, le ministre en charge du dossier, David Eray, précise que Jérôme Bourquard a été informé du projet en 2014. Il ajoute qu’une nouvelle rencontre est prévue en juin avec les entreprises de la région pour leur expliquer les modalités du projet dont les risques sont mesurés pour David Eray. /afa+alr


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