De la satire à la justice

Pierre-André Marchand doit à nouveau rendre des comptes à la justice. Cinq parties plaignantes ...
De la satire à la justice

Le rédacteur en chef de La Tuile, Pierre-André Marchand, et un des caricaturistes de la revue satirique, Jean-Louis Baume, sont devant la justice depuis mardi matin. Ils sont notamment accusés d’injures et de diffamation

PIerre-André Marchand Pierre-André Marchand se retrouve à nouveau devant la justice pour des articles parus dans la revue satirique dont il est le rédacteur en chef, La Tuile. (phot: archives)

Pierre-André Marchand doit à nouveau rendre des comptes à la justice. Cinq parties plaignantes accusent le rédacteur en chef de La Tuile et un des caricaturistes de la revue satirique, Jean-Louis Baume, principalement d’injures et de diffamation pour des articles parus dans le mensuel entre juin 2013 et novembre 2016.

 

Quatre plaignants blessés et très remontés

Le premier plaignant n’est autre que le directeur démissionnaire du foyer pour personnes âgées de Saint-Ursanne. « J’ai dernièrement décidé de me soustraire à l’acharnement de Pierre-André Marchand et c’est donc une des raisons qui expliquèrent ma démission au 30 juin », a déclaré Xavier Saulnier. « J’ai été bafoué et humilié durant deux ans et demi, soit dans 13 numéros sur les 29 de cette période », a-t ’il déclaré lors de son audition.

Le deuxième plaignant, le directeur du Centre de Loisirs des Franches-Montagnes, dénonce « une immense injustice ». André Willemin reproché au rédacteur en chef de La Tuile et à Jean-Louis Baume de l’avoir traité de menteur, d’hystérique et de gros lâche suite à une affaire de fraude  à l’espace bien-être de son centre.

« Faux, mensonger, humiliant, délirant ». C’est ainsi qu’a estimé le troisième plaignant les propos écrits dans La Tuile à son égard. Pierre-Alain Droz, membre de l’UDC bernoise, a également porté plainte suite à la publication d’une caricature le représentant en train de faire le salut hitlérien.

Finalement, le dernier plaignant a déjà eu affaire à Pierre-André Marchand lors d’une précédente audience en janvier 2016. Cet octogénaire Ajoulot réclame à nouveau que le rédacteur en chef du mensuel satirique soit condamné pour ses écrits qu’il qualifie de mensonges.

Tous les plaignants, sauf le dernier, réclament une indemnité pour tort moral allant de 1000 à 5000 CHF. Les plaidoiries ont débuté en fin d’après-midi. Elles se poursuivront mercredi et le verdict devrait être rendu jeudi. /afa


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