Conseil-exécutif: pas de siège garanti pour les francophones de Bienne

Le siège de Conseiller d’Etat garanti au Jura bernois ne doit pas être élargi aux francophones ...
Conseil-exécutif: pas de siège garanti pour les francophones de Bienne

Le Conseil-exécutif propose le rejet d'une motion qui demande que la garantie d'un siège au gouvernement pour le Jura bernois soit élargie aux francophones de Bienne

La formation du Conseil-exécutif dès le 1er juillet 2016. Mohammed Hamdaoui souhaite que les francophones de Bienne aient de meilleures chances d'accéder au Gouvernement bernois

Le siège de Conseiller d’Etat garanti au Jura bernois ne doit pas être élargi aux francophones de Bienne. Le Conseil-exécutif propose au Grand Conseil de rejeter une motion en ce sens déposée par Mohammed Hamdaoui. Le député socialiste relevait que les francophones biennois ont actuellement peu de chance d’accéder à cette fonction, malgré leur poids important par rapport à l’ensemble des francophones du canton de Berne. Le gouvernement répond que satisfaire à cette demande poserait de nombreux problèmes.

Il faudrait tout d’abord développer un statut particulier étendu, puisque cette disposition ne concerne actuellement que le Jura bernois. Le Conseil-exécutif juge qu’un tel ancrage dans la constitution cantonale serait inapproprié, et qu’il n’est pas demandé explicitement par Mohammed Hamdaoui. Il ajoute que la garantie d’un siège de Conseiller d’Etat pour le Jura bernois répond à un critère linguistique, mais aussi territorial. Il est donc aisé d’identifier le cercle de personne concernées par ce statut particulier.

La situation serait plus difficile pour Bienne, puisque les citoyens bilingues peuvent potentiellement faire partie des francophones ou des germanophones. A cela s’ajoute que dans un tel système, qui donne plus de poids aux voix de la minorité, les scrutins des électeurs biennois de langue française vaudraient environ 14 fois plus ceux de leurs homologues alémaniques. Il y aurait donc une inégalité au sein d’une même commune.

Parmi les raisons retenues, le Conseil-exécutif explique encore que si une telle garantie était donnée aux francophones de Bienne, il serait alors improbable qu’un biennois germanophone accède au gouvernement. /ast

 


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