25 ans et toutes ses dents

La centrale solaire de Mont-Soleil affiche de bons résultats. Son rendement est encore satisfaisant après 25 ans d'exploitation. Les modules actuels devraient encore fonctionner durant 15 ans

La centrale solaire de Mont-Soleil a encore de beaux jours devant elle. 25 ans après sa mise en exploitation, elle tire un bilan très positif de son évolution. La Société Mont-Soleil a présenté mercredi les résultats d’une étude menée avec la Haute école spécialisée bernoise de Berthoud.

 

Une vie rallongée pour la centrale

Depuis l’installation de la centrale, seulement 1% des modules ont dû être remplacés, en grande partie suite à des dégâts occasionnés par la glace ou la neige. La puissance de la centrale a par ailleurs baissé de 6%, soit un recul d’environ 0,25% par an. La Société précise qu’il est difficile de déterminer précisément cette dégradation car la puissance dépend de plusieurs facteurs, comme le rayonnement solaire et la température.

Compte tenu de ces résultats, les installations actuelles devraient pouvoir fonctionner durant encore 15 ans. Une durée de vie au moins deux fois supérieure à ce qui avait été estimé lors de la mise en exploitation. Une longévité qui a surpris la Société Mont-Soleil, qu’elle explique par la bonne qualité des panneaux solaires et un entretien optimal. « On a aussi de la chance, car on ne pouvait pas vraiment prévoir le comportement de ces installations techniques sur une durée de 25 ans », a expliqué le directeur de recherche Rudolf Minder.

 

De nouveaux défis

Le président de la Société Mont-Soleil, Martin Pfisterer, a pour sa part relevé les nouveaux défis qu’il faudra relever dans les années à venir. Il a notamment souligné l’importance pour l’Etat et les acteurs du marché de renforcer la recherche en matière de cellules solaires, puisqu’actuellement aucun producteur n’est en mesure d’estimer avec précision la durée de vie de ses installations. Martin Pfisterer explique que lorsque les avancées de la recherche permettront de déterminer la longévité des cellules solaires, il serait opportun d’adapter les subventions pour mettre l’accent sur la qualité et non la quantité. /mdu

Martin Pfisterer, président de la Société Mont-Soleil et Rudolf Minder, directeur de recherche Martin Pfisterer, président de la Société Mont-Soleil et Rudolf Minder, directeur de recherche


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