Une réorganisation pas si simple que ça

La réorganisation de l’enseignement spécialisé suscite certaines interrogations. Le gouvernement ...
Une réorganisation pas si simple que ça

Le Centre de pédagogie curative du Jura bernois devra s’adapter à la réorganisation cantonale de l’enseignement spécialisé. Si l’institution est favorable au projet, elle émet tout de même certaines inquiétudes

Frédéric Joly, directeur adjoint du Centre de pédagogie curative du Jura bernois Frédéric Joly, directeur adjoint du Centre de pédagogie curative du Jura bernois

La réorganisation de l’enseignement spécialisé suscite certaines interrogations. Le gouvernement bernois veut simplifier le système et propose que l’enseignement spécialisé soit désormais géré la Direction de l’instruction publique, au même titre que l’école ordinaire. Le Conseil-exécutif avait présenté son projet au mois de mai et le Grand Conseil bernois devrait se prononcer en mars 2018. Il pourrait être effectif à l’horizon 2020-2021.

Principale institution concernée par ce changement dans la région : le Centre de pédagogie curative du Jura bernois à Tavannes. Sur le fond, le CPCJB soutient la démarche qui présente plusieurs avantages. Cette réforme devrait permettre de soulager considérablement les parents, puisqu’à l’avenir la responsabilité de trouver des places d’accueil pour les enfants sera transférée à l’Etat. Pour le directeur adjoint du CPCJB, Frédéric Joly, le regroupement de l’enseignement spécialisé et de l’école ordinaire devrait faciliter le passage entre les deux et diminuer la stigmatisation des enfants.

 

Encore des questions en suspens

Toutefois, certaines craintes ont émergé à la lecture du projet. L’institution s’inquiète de devoir répondre favorablement à toutes les demandes d’admission, comme c’est le cas pour l’école ordinaire. Or, le CPCJB ne dispose pas des structures nécessaires pour accueillir des enfants violents ou souffrant de formes sévères d’autisme par exemple. L’école craint par ailleurs de devoir augmenter les effectifs des classes. Dès la prochaine rentrée, l’installation provisoire de containers permettra d’accueillir 58 élèves, contre 49 actuellement. Le nombre de demandes d’admission poursuit toutefois sa croissance et certaines ont déjà dû être refusées.

 

Les enseignants, tous à la même enseigne ?

Autre inquiétude relevée par le directeur adjoint du CPCJB, le salaire des enseignants. Le canton souhaite aligner les conditions de travail du personnel sur celles de l’école obligatoire. Le centre craint toutefois de ne pas avoir le budget nécessaire au sein de l’institution pour suivre les échelons cantonaux. Le CPCJB espère à présent suivre les discussions de près et trouver des réponses à ses interrogations. /mdu


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