La fondation Pain pour le prochain explore un nouveau mode de fonctionnement

Donner plus de responsabilités aux employés et en finir avec les séances de travail interminables ...
La fondation Pain pour le prochain explore un nouveau mode de fonctionnement

La fondation a opté pour l'holacratie: une méthode qui vise à offrir une plus grande liberté décisionnelle ainsi que davantage de responsabilités aux employés

Bernard DuPasquier, directeur de la fondation Pain pour le prochain Bernard DuPasquier, directeur de la fondation Pain pour le prochain. (Photo: Pain pour le prochain).

Donner plus de responsabilités aux employés et en finir avec les séances de travail interminables. Ce sont deux des caractéristiques de l’holacratie, un mode de gestion que la fondation Pain pour le prochain, dont le siège est à Berne, explore depuis le mois d’avril.

L’holacratie vise à sortir des méthodes de management traditionnelles, basées sur un système pyramidal où les décisions se prennent en haut, par la direction, pour être appliquée au bas de l’échelle, au personnel. Cette méthode consiste à confier à chaque employé un rôle clair dans lequel il bénéficie d’une marge de manœuvre et d’un pouvoir décisionnel. Chacun se voit ainsi confier une plus grande responsabilité. Au sein de la fondation Pain pour le prochain, un collaborateur doit toutefois consulter trois de ses collègues avant de prendre une décision.

 

Une méthode qui réduit le temps accordé aux séances

Cette manière de fonctionner a réduit de moitié le temps des séances, indique le Neuchâtelois Bernard DuPasquier, directeur de Pain pour le prochain, pour qui la fondation a ainsi gagné en fluidité dans son fonctionnement. « C’est un moyen d’être plus réactif et plus créatif, notamment pour les personnes de terrain qui doivent pouvoir  prendre rapidement des décisions», dit-il.

Les prises de parole doivent être davantage réfléchies et utiles à la fondation, ce qui signifie aussi pour les employés qu’il faut apprendre à ne pas se mêler des domaines dans lesquels ils n’ont pas de rôle à jouer.

En appliquant l’holacratie, Bernard Dupasquier a remarqué que les entretiens annuels d’évaluation n’avaient plus de sens. Les collaborateurs se tournent dès lors vers leurs collègues pour obtenir une appréciation sur leur travail.

Au sein de Pain pour le prochain, les séances sont également devenues facultatives, explique le directeur. « A chacun de juger si la séance lui est utile ou pas », ajoute-t-il.

Le rôle de la direction doit aussi être repensé dans ce contexte. Le directeur ne joue plus un rôle de contrôle, mais plutôt d’accompagnement de chacun dans ses prises de décision. Les anciens membres de la direction sont également chargés « d’apporter de la clarté sur la vision, sur la mission de l’organisation », indique Bernard DuPasquier.

Au final, la fondation Pain pour le prochain estime avoir gagné en fluidité et en efficacité dans son organisation en ayant fait le grand plongeon dans l’holacratie ; un modèle qui devrait continuer de faire son chemin dans le monde entrepreneurial.  /sbe


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