Plus de porc bio, mais pas partout

Malgré une hausse de production importante au niveau national, dans l'Arc jurassien la viande ...
Plus de porc bio, mais pas partout

Malgré une hausse de production importante au niveau national, dans l'Arc jurassien la viande de porc bio progresse seulement dans le canton du Jura

Le porc bio ne fait pas que des adeptes Produire de la viande de porc bio représente un investissement financier important et peu évident. (Image: archives)

L’engouement pour le porc bio ne décolle pas partout dans l'Arc jurassien. Pourtant, en Suisse, la quantité de viande porcine bio va augmenter de plus d’un tiers cette année pour atteindre les 45'000 bêtes abattues. Une hausse qui pousse Bio Suisse à conseiller à ses membres d’assurer la vente de la marchandise avant production pour éviter un engorgement du marché.

Cet enthousiasme pour le porc bio est bien présent dans le canton du Jura, mais pas dans celui de Neuchâtel, ni dans le Jura bernois. Ce dernier ne compte aucune exploitation labellisée. Alors que dans le canton de Neuchâtel, un essor de la production bio n'est pas constaté.

Selon le président de la section romande de Suisseporc, René Eicher, les règlementations actuelles en matière d’élevage porcin rendent toutefois les conditions des exploitations classiques très proches du bio.

 

Tout doit être bio

La différence réside notamment dans les aliments donnés aux bêtes. René Eicher indique que pour pouvoir bénéficier du label bio, toute la chaîne de production doit répondre aux critères et toutes les denrées données aux porcs doivent également être bio. Ces céréales coûtent deux fois plus cher que les aliments classiques. L'agriculteur tavannois rappelle que le porc bio reste un marché de niche et qu’il n’est pas toujours facile de trouver des consommateurs prêts à payer le double du prix de la viande issue d’une exploitation bio.

 

Le Jura va de l'avant

Seul le canton du Jura participe à cette augmentation constatée au niveau national. Durant les deux dernières années, sept exploitations produisant notamment du porc bio se sont converties au label. Selon le Service de l'Economie rurale du canton du Jura, il s'agit « d’une évolution importante sur une période aussi courte ».

Marcel Villiger, agriculteur à Rebeuvelier, a lui-même entrepris la reconversion de son exploitation. Une mesure qui ne se fait toutefois pas sans incertitudes. « Durant la phase de reconversion qui dure deux ans, je n'ai aucune garantie de pouvoir vendre ma viande sous le label bio. C'est donc un investissement risqué. Heureusement le canton du Jura nous aide aussi grâce à un fond en faveur des reconversions ». /nme+jrg


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