Faible pollution à l'ozone cet été

La pollution de l’air est restée contenue cet été dans le canton de Berne. Comme l’an dernier ...
Faible pollution à l'ozone cet été

Les nuages et les orages ont freiné le développement du polluant favorisé par les températures chaudes

Ciel nuageux

La pollution de l’air est restée contenue cet été dans le canton de Berne. Comme l’an dernier, les quantités d’ozone enregistrées sont parmi les plus basses depuis le début des mesures il y a 28 ans, et ce malgré la chaleur qui favorise la formation de ce gaz. Les valeurs limite ont malgré tout été dépassées à plusieurs reprises. Le canton de Berne indique mardi dans un communiqué que l’objectif d’une bonne qualité de l’air n’est pas encore atteint. Les efforts doivent être poursuivis pour réduire les émissions de substances qui dégradent l’ozone.

 

Une affaire internationale

Il s’agit principalement de limiter la production des oxydes d’azotes et des composés organiques volatils. Ces polluants à l’origine de la formation de l’ozone proviennent principalement du trafic, des industries et de l’artisanat. Pour les réduire, la Confédération et les cantons prennent des mesures depuis de nombreuses années. Il s’agit généralement d’imposer de nouveaux standards techniques. Ces mesures au niveau national ne sont toutefois pas suffisantes. L’ozone ne connaît pas les frontières et le canton de Berne insiste sur la nécessité de coordonner les efforts au niveau européen.

 

Les nuages et les orages comme facteur limitant

Un autre facteur plus difficile à contrôler est aussi responsable de la formation de l’ozone : la température. Ce printemps et cet été arrivent au troisième rang des moyennes les plus chaudes enregistrées depuis 1867. Alors comment expliquer la faible concentration d’ozone observée ? Selon Gerrit Nejedly, de la Protection bernoise contre les immissions, l’importante couverture nuageuse et les nombreux orages survenus principalement en août ont joué un rôle important.

 

Bienne la plus touchée

La limite de 120 microgrammes par mètre cube a tout de même été dépassée pendant 22 à 146  heures cet été, selon l’endroit où les mesures ont été effectuées. C’est à Bienne que le dépassement a été le plus important, alors que Moutier se place mieux avec 65 heures au-delà de la limite. /comm+ast


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