Les secrets d’une imprimerie qui marche

L'imprimerie Juillerat et Chervet fête jeudi les dix ans de son implantation à St-Imier. Elle ...
Les secrets d’une imprimerie qui marche

L'imprimerie Juillerat et Chervet fête jeudi les dix ans de son implantation à St-Imier. Elle a profité de cette occasion pour nous présenter les clés de son succès dans un secteur où les marges ne cessent de faiblir

Le directeur de Juillerat et Chervet, Eric Brechbuhl, devant la nouvelle presse dotée d'une caméra qui traque la moindre erreur sur les documents imprimés Le directeur de Juillerat et Chervet, Eric Brechbühl, devant la nouvelle presse dotée d'une caméra qui traque la moindre erreur sur les documents imprimés

Les imprimeurs voient leurs marges baisser depuis des années, mais Juillerat et Chervet parvient à tirer son épingle du jeu. L’entreprise fête jeudi les dix ans de son implantation à St-Imier. Elle compte 45 collaborateurs et continue à se développer. Pour se démarquer, elle investit un million de francs chaque année dans ses infrastructures. Dernier achat en date, une presse munie d’une caméra qui permet de détecter la moindre erreur d’impression, par exemple un point manquant sur un « i ». Comme dans l’horlogerie, il faut sans cesse innover pour se démarquer de la concurrence internationale qui fait chuter les prix. « Si on ne fait rien de plus qu’un photocopieur, on ne sert à rien », s’amuse Eric Brechbühl, le directeur de l’entreprise imérienne.

 

La pharma et le luxe augmentent la valeur ajoutée

Pour Eric Brechbühl, le succès repose aussi sur la capacité à proposer des produits qui nécessitent des technologies avancées. Il cite par exemple les emballages pharmaceutiques, qui nécessitent des traitements de sécurité pour éviter les contrefaçons, ou encore les emballages de produits de luxe. Eric Brechbühl ajoute qu’il est aussi important de maîtriser la chaîne de production de la conception au pliage et au collage, ce qui permet de ne pas avoir à payer des sous-traitants. Ces recettes ne sont toutefois pas à la portée de toutes les bourses et elles ne suffisent pas à assurer la survie d’une imprimerie. La spécialisation peut aussi constituer un danger. « Nous devons tout faire, autant du catalogue que du packaging. Ce serait faux de laisser tomber un secteur », conclut Eric Brechbühl.  /ast

 


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus