Affaire de la SRT : le Conseil-exécutif répond

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Affaire de la SRT : le Conseil-exécutif répond

Le Conseil-exécutif a répondu à l’intervention parlementaire déposée à la suite de l’affaire de la SRT et du documentaire « Ici c’est Moutier »

 Photo : archives.

C'est à la section bernoise de la Société des auditeurs-téléspectateurs de dire si elle souhaite saisir le Conseil suisse de la presse, et le canton de Berne n'a pas à intervenir. Dans sa réponse à une interpellation des députés PSA Irma Hirschi et Pierre Sauvain, le Conseil-exécutif ajoute qu’il n’est pas habilité à juger si les publications d’organes de presse sont conformes aux règles de la profession. Les deux élus faisaient référence à un article du Journal du Jura publié à la suite de la diffusion du documentaire de la RTS « Ici c’est moutier ». Le quotidien avait alors affirmé que la SRT-Berne avait écrit à la RTS pour se plaindre. Une information démentie par la suite.

 

Des sous-entendus calomnieux contre des collaboratrices du canton

Le Conseil-exécutif s’insurge par ailleurs « contre les attaques répétées et les sous-entendus calomnieux à l’adresse de collaborateurs et collaboratrices de l’administration cantonale ».  Les deux députés PSA prévôtois souhaitaient en effet savoir si Giovanna Munari Paronitti, directrice de l’unité francophone de l’OACOT et membre de la SRT-Berne, avait exigé une mise au point immédiate suite à la publication de « cette information mensongère ». Ils se demandaient par ailleurs si elle serait encore crédible pour traiter les affaires liées à la ville de Moutier.

Le Conseil-exécutif répond que Giovanna Munari Paronitti est membre du comité de la SRT-Berne à titre privé et qu’il n’a donc « pas à commenter des faits concernant une association privée ». Il ajoute que le travail fourni par la cheffe de l’unité francophone  « n’a jamais prêté le flanc à la critique » et qu’elle a toute la confiance du gouvernement bernois.

Irma Hirschi et Pierre Sauvain épinglaient aussi Emanuella Tonasso dans leur interpellation. Ils demandaient « si, forte de ses relations très privilégiées avec la rédaction du Journal du Jura et son implication dans l’affaire des impôts (ndlr : les faux chiffres communiqués par le canton de Berne lors de la campagne sur le vote communaliste de Moutier), la suppléante du chef de l’office de la communication était au courant du texte avant sa publication et si elle avait réagi pour corriger cette fausse information ».

Le canton de Berne répond qu’Emanuella Tonasso n’est nullement impliquée dans la prétendue « affaire des impôts ». Il précise encore que sa collaboratrice « entretient des relations conformes aux critères déontologiques de la profession autant que cordiales avec tous les représentants des médias ». Elle dispose, elle aussi, de l’entière confiance du canton de Berne. /ast


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