Trois condamnations pour traite d’être humain

Un homme et deux femmes ont été reconnus coupable de traite d'être humain et de séquéstration ...
Trois condamnations pour traite d’être humain

Un homme et deux femmes ont été reconnus coupable de traite d'être humain et de séquéstration qualifiée contre une jeune femme jeudi à Bienne. L'accusé principal a aussi été condamné pour d'autres charges. Il devra passer huit ans derrière les barreaux

Le Tribunal régional Jura bernois-Seeland à Bienne. Le Tribunal régional Jura bernois-Seeland à Bienne a rendu son verdict jeudi. (Photo: archives)

Huit ans de prison pour l'homme qui comparaissait depuis vendredi dernier devant le Tribunal de Bienne. Il a été reconnu coupable jeudi de traite d'être humain, séquestration qualifiée, lésions corporelles simples, viols à trois reprises et contrainte sexuelle, notamment. Ces actes ont été commis à l'encontre d'une jeune ressortissante portugaise arrivée en Suisse début 2015. Elle avait ensuite subi de nombreux sévices au sein d'un établissement de prostitution. Deux femmes ont été reconnues complices de l'accusé principal pour les deux principaux chefs d'accusation. Elles ont été condamnées à 36 et 30 mois de prison, toutes deux avec des sursis partiels.

C’est une décision compliquée qu’a dû rendre la cour présidée par le juge Maurice Paronitti. Pendant toute la durée du procès, les accusés ont nié la plupart des faits qui leur étaient reprochés par la plaignante. Il a donc fallu faire la lumière sur des versions totalement contradictoire. Pour ce faire, le tribunal a analysé les déclarations de chacun et a considéré que celles de la plaignante étaient les plus crédibles. Dans ce contexte, le doute n’était pas suffisant pour bénéficier aux accusés.

Pendant plusieurs mois, la victime a dû se prostituer à un rythme qui relevait de « l’abattage », selon le président. A cela s’ajoute de nombreuses violences physiques et sexuelles, ainsi que des menaces contre sa famille pour éviter qu’elle ne fuie. Maurice Paronitti estime que le principal accusé avait un mobile égoïste et potentiellement dangereux, qu’il s’est livré à une violence structurelle, avec une volonté de profit avide et d’assouvir des fantasmes. Il passera donc huit ans derrière les barreaux, dont deux ont déjà été accomplis. /ast


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