Inquiétude et déception autour de Maurice Lacroix

L’entreprise horlogère Maurice Lacroix a annoncé hier à huit de ses employés leur licenciement ...
Inquiétude et déception autour de Maurice Lacroix

L’entreprise horlogère Maurice Lacroix a annoncé jeudi à huit de ses employés leur licenciement. Une deuxième vague de départs qui ne laisse pas tranquille du côté de Saignelégier

Maurice Lacroix Maurice Lacroix continue de licencier. (Image: ldd)

Maurice Lacroix continue de biffer des postes. Huit personnes sont concernées. L’entreprise horlogère de Saignelégier les a avertis jeudi. Il s’agit de la deuxième vague de suppressions d’emplois depuis peu. En septembre dernier, huit autres personnes avaient déjà reçu leur lettre de licenciement. Contacté ce matin, le porte-parole du groupe DKSH, propriétaire de Maurice Lacroix, ne se livre à aucun commentaire supplémentaire. Il ne précise pas si d’autres licenciements sont prévus.

Quant au maire de Saignelégier, Vincent Wermeille, il se dit déçu face à la situation. De son côté, il n’a toutefois pas eu vent d’autres licenciements à l’avenir. « Cette nouvelle de suppression de postes est décevante. Nous aimerions que l'inverse se produise. Heureusement, d’autres entreprises vont mieux. C’est notamment le cas de Richard Mille ». L’entreprise sise aux Breuleux a en effet annoncé qu’elle table sur une augmentation d’environ 15% de ses ventes en 2018.

Le maire de Saignelégier regarde l’avenir avec confiance. « En ce qui concerne les entreprises, je dirais que nous sommes sur un bilan stable en ce moment. Pour l’instant, je ne vois pas d’autres problèmes à prévoir. Mais il ne faut pas oublier que l’on n’est jamais à l’abri ».

 

Inquiétude chez UNIA

Un plan social négocié par UNIA Transjurane sera mis en application. Dominique Perrin, secrétaire syndicale dans l’horlogerie, rencontrera les employés lundi pour en discuter. « On ne peut pas se réjouir d’un plan social. Mais celui que nous avons acquis est correct. Cela a été possible grâce à la mobilisation de tous les employés. Une culture syndicale forte existe dans les Franches-Montagnes, ce qui facilite l'union », fait-elle remarquer.

La secrétaire syndicale se dit toutefois inquiète pour l’avenir de la marque horlogère. « Nous ne savons pas quelle est la stratégie que le groupe ou l’entreprise ont mise en place pour le futur ».

Pour rappel, le groupe de négoce international DKSH avait acquis la majorité de Maurice Lacroix en 2011. À cette époque, l’entreprise employait encore 200 employés avec ses succursales. Après les licenciements annoncés, ils ne seront plus qu’une soixantaine. En outre, DKSH cherche un acheteur pour Maurice Lacroix depuis juillet 2015. /jrg 


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