Cadre dans l’administration biennoise, un poste réservé aux Alémaniques

Nonante pour cent des cadres de l’administration biennoise sont germanophones
Cadre dans l’administration biennoise, un poste réservé aux Alémaniques

Nonante pour cent des cadres de l’administration biennoise sont germanophones. De quoi mettre à mal le bilinguisme – l’un des éléments identitaires de la ville. Des mesures ont été prises afin d’améliorer la représentation linguistique

La mairie de Bienne, dite Maison Blösch (source Guilde de la Vieille ville de Bienne) La mairie de Bienne, dite Maison Blösch (source Guilde de la Vieille ville de Bienne)

« La situation n’est pas satisfaisante et cela ne fait aucun doute. Ces chiffres font mal aux yeux et au ventre ». C’est par cette phrase que le maire de Bienne, Erich Fehr a répondu, jeudi soir, à une interpellation urgente déposée par le Conseiller de ville Pascal Bord. Dans son intervention, l’élu radical romand se demandait si les postes de secrétaires généraux et adjoints étaient réservés aux Alémaniques, en réaction aux dernières nominations de l’été dernier.

 

La preuve par les chiffres

A la demande de Pascal Bord, la ville a fourni les chiffres de la répartition des cadres sans les membres de l’exécutif par direction. Et le constat est sans appel. 90% des cadres sont Alémaniques, soit l’équivalent de 18 personnes sur 20. Les deux seuls Romands étant actuellement en poste à la mairie.

 

« Aucun risque important »

Les chiffres concernant le personnel municipal dans son ensemble sont moins alarmants. Au total, la ville compte 61% d’employés germanophones et 39% de francophones. Un résultat qui permet au Conseil municipal d’affirmer qu’ « il n’y a aucun risque important, ni violation des dispositions concernant le Label du bilinguisme », étant donné que cette répartition correspond à celle de l’ensemble de la population qui compte environ 57% d’Alémaniques et 43% de Romands.

 

Des mesures incontestées

Reste que pour l’exécutif, des mesures s’imposent afin d’améliorer la situation le plus rapidement possible. « Cela n’est pas bon pour l’image de la ville de Bienne et il est incontestable que de mesures doivent être prises » a indiqué Erich Fehr. Un groupe de travail a ainsi vu le jour. Sous la direction du Département du personnel il est chargé d’analyser les causes du nombre insuffisant de candidatures romandes et d’engagement des francophones en haut de la hiérarchie. Il devra aussi proposer des améliorations au Conseil municipal d’ici la fin mars. La mise en place de quotas ne sera toutefois pas envisagée. /anl


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus