Les musiques actuelles en quête de reconnaissance

Gagner un meilleur soutien public et une plus grande reconnaissance pour le domaine neuchâtelois ...
Les musiques actuelles en quête de reconnaissance

Gagner un meilleur soutien public et une plus grande reconnaissance pour les musiques actuelles. C’est l’objectif des professionnels de la branche qui s’unissent pour faire entendre leur voix

La Case à Chocs à Neuchâtel est l'un des hauts lieux de la musique actuelle dans le canton de Neuchâtel La Case à Chocs à Neuchâtel est l'un des hauts lieux des musiques actuelles dans le canton de Neuchâtel.

La pop, le rock, le rap ou encore le reggae : les musiques actuelles font largement partie du quotidien mais le secteur peine à être reconnu dans toute son importance. C’est en tout cas l’avis des professionnels de ce milieu qui ont dressé un état des lieux et défini les besoins de la branche sur la base d’un questionnaire. Ceux-ci ont présenté un rapport sur la question à l’occasion du premier week-end des musiques actuelles à Neuchâtel et à La Chaux-de-Fonds avec des concerts encore prévus samedi soir à Bikini Test.

Ce sont 158 artistes et diffuseurs (festivals, clubs et associations) qui ont été sollicités pour l’occasion et 42 questionnaires ont pu être exploités. Il en ressort un manque de reconnaissance du milieu par le monde politique. Les professionnels des musiques actuelles évoquent notamment les millions que représente ce secteur pour l’économie neuchâteloise avec des festivals comme Festi’Neuch ou le Rock Altitude. Ils attendent dès lors un soutien public mieux ciblé et plus clair. Les artistes évoquent en effet le flou qui règne concernant les critères d’attribution des subventions publiques.

Le rapport fait aussi état de la précarité dans laquelle peuvent vivre certains artistes, qui ont par exemple peu l’occasion de cotiser aux assurances sociales lorsqu’ils vivent de leur cachet. Pour les auteurs du rapport, il faut une plus grande professionnalisation des acteurs du milieu.

Une meilleure coordination est aussi préconisée pour mieux rentabiliser les locaux de répétition qui sont une denrée rare.

Par ailleurs, le groupe de travail qui a travaillé sur ces questions s’est constitué en un bureau qui doit jouer à l’avenir le rôle de répondant du secteur des musiques actuelles vis-à-vis de l’extérieur. /sbe


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