Une infirmière au passé malveillant en France active dans le Jura

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Une infirmière au passé malveillant en France active dans le Jura

La soignante au passé brutal et malveillant en France a travaillé jusqu'à ce jeudi à l'Hôpital du Jura, sur le site de Saignelégier

 Une infirmière au lourd passé a travaillé sur le site de Saignelégier de l'H-JU.

Une infirmière au passé brutal et sadique en France travaillait dans le Jura. Mercredi, en France voisine, elle a été condamnée à 18 mois de prison, dont un an avec sursis, pour défauts de soins, brutalité et autres négligences entre 2012 et 2015, selon nos confrères de l’Est Républicain. Les faits se sont produits dans une résidence pour personnes âgées de Giromagny, dans le territoire de Belfort. L’infirmière travaillait encore jusqu’à ce jeudi matin à Saignelégier, sur le site de l’Hôpital du Jura. L’établissement l’a libérée ce jeudi de son obligation de travailler et va prochainement rompre les rapports contractuels avec cette personne.

 

Des faits particulièrement graves

L’infirmière, âgée aujourd’hui de 42 ans, a été dénoncée par ses propres collègues. La soignante condamnée, qui travaillait de nuit en France, aurait laissé une femme avec le fémur cassé dans son lit, aurait regardé un homme qui venait de chuter ramper au sol. Elle aurait également tenu des propos dégradants envers des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. L’infirmière, qui ne s’est pas présentée à son procès, a été qualifiée de « brutale, agressive, négligente et maltraitante ». Cette femme était aujourd’hui employée par l’Hôpital du Jura, à Saignelégier. L’H-JU ne connaissait pas le passé de l’infirmière. « Elle avait un casier judiciaire vierge, des antécédents parfaits », souligne le responsable communication de l’établissement Olivier Guerdat.

 

Aucun acte de violence constatée dans le Jura

L’Hôpital du Jura souligne dans un communiqué qu’aucun acte de violence envers les résidents n’a été constaté depuis que cette infirmière au passé trouble travaille à Saignelégier, comme l'indique Olivier Guerdat : « Il n’y a pas eu de comportement déviant dans son travail en Suisse. On n’a absolument aucun reproche qui a été formulé ». Le responsable communication de l’établissement estime que le cadre de travail à l’H-JU n’est pas comparable à celui que l’infirmière connaissait dans le Territoire de Belfort. « En France, elle travaillait de nuit. Ici, elle avait plus de monde autour d’elle et le service était plus petit », souligne Olivier Guerdat.

 

Réaction immédiate de l’Hôpital du Jura

L’H-JU a pris connaissance de cette affaire par voie de presse. Il a immédiatement pris ses dispositions. L’établissement ne veut prendre aucun risque vu la gravité des faits dont l'infirmière a été reconnue coupable en France. L’Hôpital du Jura l’a libérée de son obligation de travailler et va ensuite rompre les rapports contractuels avec cette infirmière. Au-delà des éléments graves pour lesquels cette femme a été condamnée, l’H-JU pointe du doigt « une rupture de confiance ».

 

Des mesures existent dans le Jura pour prévenir ce genre de cas

Si l’Hôpital du Jura estime que de tels agissements ne peuvent jamais être totalement exclus, il souligne que sur ses sites, plusieurs mesures sont prises pour que des actes de ce type ne se produisent pas. L’obligation de travailler en binôme est de rigueur et les unités de soins sont de taille très inférieure à ce que connaît le système français avec une meilleure dotation. /comm+mle


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