L’église catholique de Courtelary vit ses derniers jours debout. Le bâtiment est entré dans sa phase de déconstruction. La cloche et la croix ont été enlevées du toit mardi. À terme, tout sera rasé et les matériaux seront triés.
Il s’agit d’un travail de routine, mais le fait de le réaliser sur une église n’est pas anodin. Le directeur des travaux, Ronald Ermatinger, explique qu’il a fallu agir avec tact. Des coupelles ou de vieux habits de messe ont été mis à part. Il aurait été tout simplement inimaginable de les retrouver dans une benne.
Quant au curé des lieux, Patrick Rakoto, il a tenu à nuancer cette déconstruction. « L’Eglise en tant qu’édifice va disparaitre, mais la communauté composée des paroissiens et des gens du village reste et vit autrement cette présence. Ce sera le cas à travers le projet qui va s’inscrire dans le cadre de la continuité de la vie de l’Eglise à Courtelary ».
À la place de l’édifice, deux immeubles seront construits. Un nouvel espace paroissiale verra également le jour. Il permettra d’y installer une petite chapelle une salle polyvalente. /jrg









