Actes sexuels avec une enfant devant la justice

Un homme accusé d’actes sexuels sur sa belle-fille comparaît depuis ce matin devant le tribunal ...
Actes sexuels avec une enfant devant la justice

Un homme accusé d’actes sexuels sur sa belle-fille comparaît depuis mardi matin devant le tribunal de Moutier. La plainte a été déposée par le père de la victime présumée. Le prévenu conteste les faits et déclare que le plaignant cherche à l’anéantir

Le Tribunal de Moutier devrait rendre son verdict vendredi. (Photo: archives) Le Tribunal de Moutier devrait rendre son verdict vendredi. (Photo: archives)

 

Actes sexuels avec une enfant ou vengeance d’un ex-époux : c’est le scénario qui se joue devant le tribunal de Moutier depuis mardi matin. Un homme de la région accusé d’actes d’ordre sexuels avec une enfant et de contrainte sexuelle comparaît devant la cour. Selon l’acte d’accusation, il aurait abusé de sa belle-fille pendant près de deux ans, ce qu’il conteste. Une plainte a été déposée par le père de l’adolescente.

 

Selon l’acte d’accusation, le prévenu aurait agi à de très nombreuses reprises. Il aurait prodigué des caresses intimes à la victime présumée, l’aurait embrassée et l’aurait forcée à le toucher ou à lui prodiguer des fellations. Selon le plaignant, le prévenu aurait d’ailleurs fait subir le même type de sévices à sa première fille il y a plus de dix ans.

 

L’accusé, lui, se dit détruit par cette affaire. Dans un sanglot, il a déclaré mardi matin vouloir que toute cette histoire cesse. Selon lui, le plaignant n’a jamais accepté que son ex-femme se soit remariée. « Cet homme a toujours dit qu’il voulait m’anéantir, je ne comprends pas pourquoi il a autant de haine contre moi », a notamment déclaré l’accusé. Une remarque qui a fait secouer la tête au plaignant, qui attend de son côté que justice soit rendue et que le tribunal reconnaisse qu’il ne s’agit pas d’une invention.

 

Des questions n’ont pas manqué d’interpeller pendant l’audience. L’avocate du prévenu a notamment demandé au plaignant comment il avait réagi lorsque sa première fille l’a accusé de présomption d’attouchements sexuels en 2008. En a suivi un long silence au terme duquel le plaignant a dit ne pas savoir quoi répondre puisqu’il ne se souvenait pas d’une telle accusation. Face à des versions très contradictoires, la tâche du tribunal s’annonce difficile. Le verdict devrait être rendu vendredi. /ast

 


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