Moutier: la Confédération entend rester médiatrice

La Confédération restera impliquée dans le dossier de l'appartenance cantonale de Moutier. ...
Moutier: la Confédération entend rester médiatrice

La Confédération restera impliquée dans le dossier de l'appartenance cantonale de Moutier. Elle a répondu aux sollicitations des diverses parties suite au vote du 18 juin

La ville de Moutier ne sera pas lâchée par la Confédération.  La ville de Moutier ne sera pas lâchée par la Confédération. 

La Confédération est sollicitée de toutes parts dans le cadre du vote du 18 juin 2017 à Moutier (BE) même si la Question jurassienne est considérée comme close. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a reçu ce printemps des lettres de la municipalité de Moutier, des milieux antiséparatistes, des autonomistes de Belprahon (BE) et du comité "Moutier ville jurassienne". Ces intervenants sont unanimes sur un point: la situation à Moutier est préoccupante et le climat n'est pas à l'apaisement comme espéré. Les autonomistes de Belprahon jugent aussi problématique la situation dans leur village voisin de la cité prévôtoise. Tous demandent à la Confédération de s'impliquer davantage. Dans une réponse commune à "Moutier-Résiste", à "Moutier ville jurassienne" et au comité "Belprahon dit oui", l'Office fédéral de la justice (OFJ) souligne que la Confédération restera impliquée dans le dossier jurassien. Il laisse aussi entendre que la situation juridique pourrait ne pas être clarifiée avant un "certain temps", les décisions de la préfecture pouvant faire l'objet de recours.


Conférence tripartite

Avant même de recevoir ces courriers, Simonetta Sommaruga avait annoncé la convocation d'une conférence tripartite qui regroupe la Confédération et les gouvernements bernois et jurassien. Cette rencontre aura lieu avant la pause estivale, mais l'OFJ n'a pas voulu en dévoiler la date. La Confédération entend faire le point sur les tensions à Moutier et calmer le jeu en poursuivant son rôle de médiateur. Sa marge de manoeuvre est toutefois nulle sur le plan juridique au nom de la souveraineté cantonale. "Nous ne sommes plus dans un processus politique, mais dans un processus juridique", note Jean-Christophe Geiser, responsable du dossier à l'OFJ. /ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus