Un hommage au père Lucien Cattin

Son visage ne vous dit peut-être rien, pourtant c’est un homme « qui vaut la peine d’être connu ...
Un hommage au père Lucien Cattin

La Société jurassienne d’émulation met en lumière ce prêtre jésuite, né aux Franches-Montagnes au milieu du 19e siècle et qui a beaucoup œuvré pour le Liban

Jacques Bassang, de la SJE, Claude Kilcher, maire du Noirmont, Philippe Bouille, arrière-petit-neveu de Lucien Cattin et Paul Boillat, directeur de la SJE, présentent l'exposition en hommage au père Lucien Cattin Jacques Bassang, de la SJE, Claude Kilcher, maire du Noirmont, Philippe Bouille, arrière-petit-neveu de Lucien Cattin et Paul Boillat, directeur de la SJE, présentent l'exposition en hommage au père Lucien Cattin

 

Son visage ne vous dit peut-être rien, pourtant c’est un homme « qui vaut la peine d’être connu », selon la Société jurassienne d’émulation, section Franches-Montagnes. C’est pour cette raison qu’elle organise une exposition sur le père Lucien Cattin. Né en 1826 aux Barrières, dans les Franches-Montagnes, ce prêtre jésuite et missionnaire est parti au Liban à la fin du 19è siècle. Là, son œuvre est considérable : recteur de l’université Saint-Joseph de Beyrouth, il y a développé la faculté de médecine et un nouvel hôpital. Son rôle diplomatique a aussi été important, pendant la Première Guerre mondiale. Expulsé par les Ottomans, il a préparé l’après-guerre depuis Lyon et dans les ministères à Paris. Un parcours riche, qui est détaillé dans l’exposition « Lucien Cattin, du Jura au Liban », qui se tient du 18 août au 2 septembre dans l’aula de l’école primaire du Noirmont. Là, une cinquantaine de panneaux et des objets ayant appartenus au Jurassien seront présentés au public.

 

Un pèlerinage

Un travail de mémoire, réalisé par son arrière-petit-neveu, Philippe Bouille. C’est en mai 2016 qu’il part pour la première fois au Liban, sur les traces de son ancêtre : « On entendait beaucoup parler de l’oncle Lucien à la maison, mais on ne savait pas grand chose de lui. C’est pourquoi j’ai décidé de me rendre au Liban. » Ce qu’il imaginait comme un voyage touristique est devenu un vrai pèlerinage. Accueilli par un historien de l’université Saint-Joseph de Beyrouth, ainsi que le recteur et le doyen de la faculté de médecine, il en apprend davantage sur son arrière-grand-oncle et comprend à quel point il est important pour le pays. « J’ai pu admirer une statue de son buste, dans la salle des professeurs de l’université », révèle Philippe Bouille.

 

Sa vie, son oeuvre

Au terme de cette visite, l’université propose au Suisse de faire une exposition, hommage à son ancêtre, ce qu’il accepte. 80 panneaux décorent alors les murs de la faculté de médecine à Beyrouth. L’idée s’est vite imposée de délocaliser l’exposition dans le Jura, mais à cause de quelques soucis de transport, c’est une présentation toute neuve qui a été créée, pour revenir sur la vie et les œuvres de Lucien Cattin. La Société jurassienne d’émulation soutient le projet et propose d’autres manifestations en lien avec la culture libanaise, tout au long des prochains mois.

L’exposition « Lucien Cattin, du Jura au Liban », verra son vernissage organisé le 18 août à 18 heures, en présence de représentants de l’université Saint-Joseph à Beyrouth, mais également de l’ambassadrice du Liban en Suisse. Un livre biographique de Lucien Cattin sera également présenté durant cette même soirée. Plus d’informations ici http://lucien-cattin.mozello.ch/ /cto


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