Peu d’appels sur la ligne verte de la ville de Bienne pour prévenir la radicalisation islamique. Ce service a été largement médiatisé lors de son lancement il y a un an, mais depuis, le téléphone est pratiquement resté muet. Cinq appels ont été traités dans les trois premiers mois, et depuis, c’est le calme plat, selon le directeur de l’Action sociale et de la sécurité. Pour Beat Feurer, plusieurs facteurs peuvent expliquer ce chiffre. La défaite de l’Etat islamique, tout d’abord, mais aussi le fait que parler de radicalisation reste tabou dans les milieux concernés.
Il n’est donc pas question de supprimer cette ligne verte. Beat Feurer précise que son fonctionnement ne coûte rien, puisqu’aucun poste de travail ne lui est spécifiquement dédié. Une réflexion sera en revanche menée pour savoir si ce service doit être déplacé dans une autre Direction, comme celle des écoles par exemple, et s’il doit faire l’objet d’une nouvelle campagne de promotion.
La sécurité publique continue quant à elle à observer la situation et à collaborer étroitement avec le canton et la Confédération pour lutter contre les cas de radicalisation. /ast









