Migrants soutenus à Courtelary : pas de sanction contre l’école

La commission scolaire de « Courtelary-Cormoret-Villeret » ne prendra aucune sanction après ...
Migrants soutenus à Courtelary : pas de sanction contre l’école

La commission scolaire de « Courtelary-Cormoret-Villeret » ne prendra aucune sanction après la manifestation de soutien à une famille migrante organisée dans le cadre scolaire en début d’année. Elle répond au député UDC Roland Benoît qui demandait si des mesures seraient prises

Les élèves s'étaient mobilisés pour soutenir la famille. (Image : Archives) Les élèves s'étaient mobilisés pour soutenir la famille. (Image : Archives)

 

Les enseignants qui ont organisé une manifestation de soutien en faveur d’une famille de requérants d’asile de Courtelary n’ont pas fait de « politique migratoire à l’école ». Cet événement avait été organisé en février à l’initiative d’une mère de famille. Trois classes du syndicat scolaire « Courtelary-Cormoret-Villeret » y avaient pris part, ce qui n’avait pas manqué de faire réagir le député UDC Roland Benoît. Il avait alors posé plusieurs questions au canton. En cas de oui à l’une de ses interrogations, Roland Benoît demandait si des sanctions seraient prises.

 

La direction et le syndicat scolaire au courant

 

Le canton de Berne a répondu oui à pratiquement toutes les questions de Roland Benoît. Oui, l’école et le syndicat scolaire étaient au courant. Oui, ils soutenaient officiellement la démarche lancée par une mère de famille. Oui, les enfants ont reçu une circulaire invitant à la manifestation. Oui, les pancartes ont été réalisées pendant les heures de cours. Oui, les enseignant ont aidé, conseillé et inspiré le contenu et la mise en forme des pancartes utilisées par les enfants. Oui, la manifestation a eu lieu pendant les heures d’écoles. Oui, oui, oui… Concernant les sanctions, le canton renvoie Roland Benoît vers la commission scolaire du syndicat.

 

La commission scolaire ne sanctionnera pas

 

Afin d’avoir le fin mot de l’histoire, nous avons contacté cette commission, qui s’est réunie pour faire une mise au point. Dans sa réponse, elle nous indique que « cette manifestation avait pour seul but l’annulation d’un déplacement temporaire d’une famille de Courtelary au centre de requérants d’asile de Tramelan ». Le syndicat ne se serait « en aucun cas opposé à une décision de renvoi définitif ». Il ajoute que la préparation de cette manifestation a permis d’aborder par un cas concret une problématique actuelle et rappelle que « le choix des moyens pour la mise en pratique des objectifs pédagogiques est de la responsabilité des enseignants ». Le syndicat précise encore que « la réalisation des banderoles et slogan a été encadrée afin de respecter le cadre de la manifestation », et que l’école voulait avant tout « garantir la meilleure scolarité possible aux trois enfants concernés par cette décision ».

 

La commission considère donc qu’il n’était pas question de « faire de la politique migratoire à l’école », mais de faire « naître chez les enfants une volonté de tolérance et le sens de la responsabilité active à l’égard d’autrui ». C’est pourquoi aucune mesure ne sera prise contre les enseignants ou la direction de l’école. /ast

 


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