Le Jura bernois bon élève dans l’assainissement de ses stands de tir

Les stands de tir suisses doivent être assainis selon la volonté de la Confédération. Dans ...
Le Jura bernois bon élève dans l’assainissement de ses stands de tir

Les stands de tir suisses doivent être assainis selon la volonté de la Confédération. Dans le processus, le Jura bernois est en avance selon l’officier de tir du Jura bernois

Des récupérateurs de plomb, ici sur la ciblerie de Reconvilier. Des récupérateurs de plomb, ici sur la ciblerie de Reconvilier.

Tirer oui, polluer non… Les stands de tir du Jura bernois doivent assainir leurs installations. Dernier en date à avoir annoncé des mesures, celui de La Ferrière. Plus en service, il verra son bâtiment détruit. Ses tireurs iront s’aguerrir du côté de Renan.

Le processus engagé au niveau national date de 1998. Dans le Jura bernois, les stands de Belprahon, Champoz, Tramelan, Sonceboz, Péry, Prêles, Diesse et Nods ont déjà fini de dépolluer leur site. Reste une trentaine d’autres installations.

Prochaine échéance, 2020. D’ici là, chaque stand devra avoir posé un récupérateur de plomb. Il s’agit d’un système qui décompose les balles en poudre après impact. Le matériel tombe ensuite dans un tiroir qu’il est possible de vider. Quant à l’assainissement des butes, aucune date n’a encore été fixée.

 

Le Jura bernois bon élève

René Leuenberger est l’officier fédéral de tir pour le Jura bernois. Il s’occupe d’un des quatre arrondissements du canton de Berne et doit y gérer la sécurité ainsi que l’assainissement des sites. Cet ancien capitaine dans l’infanterie note que le Jura bernois est en avance par rapport aux autres régions du canton. « C’est peut-être parce que j’insiste davantage auprès des communes et des sociétés de tirs. Je leur dis qu’il ne faut pas attendre car il ne sera pas possible d’équiper les stands tous ensemble, à la dernière », explique l’habitant de Malleray, 65 ans.

René Leuenberger :

Des coûts répartis

La pose du récupérateur est à la charge des communes. Par contre, la dépollution des butes est subventionnée par la Confédération à hauteur de 8'000 francs par cible. Les sociétés de tirs doivent quant à elles fournir 1'000 francs par cible. Le reste est financé par les communes et le canton. Pour la dépollution complète il faut compter environ 30'000 francs par cible./jrg


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