Cyberadministration : les contacts « classiques » resteront possibles

Téléphoner et écrire des lettres à l’administration cantonale bernoise restera possible après ...
Cyberadministration : les contacts « classiques » resteront possibles

Téléphoner et écrire des lettres à l’administration cantonale bernoise restera possible après le passage à la cyberadministration. C’est en substance la réponse du gouvernement à une interpellation de la députée UDC Anne-Caroline Graber

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Comment passer à l’ère du numérique tout en garantissant l’accessibilité des services à l’ensemble de la population ? C’est l’un des gros dossiers qui occupera le canton de Berne ces prochaines années. Dans sa réponse à une interpellation de la députée UDC Anne-Caroline Graber, le Conseil-exécutif affirme la nécessité d’offrir des solutions adaptées à tout un chacun, qu’il s’agisse d’aînés ou de personnes qui ont des difficultés économiques ou sociales. Il ne cache toutefois pas que dans certains domaines, seules les solutions informatiques pourraient subsister.

 

Les entreprises et les acteurs professionnels seraient les premiers concernés par ce changement. Selon le Conseil-exécutif, on peut aujourd’hui attendre de ces milieux qu’ils recourent exclusivement aux moyens électroniques pour leurs transactions avec les pouvoirs publics.

 

En ce qui concerne Monsieur et Madame tout le monde, la situation est plus compliquée. Le gouvernement indique que la possibilité de contacter l’administration cantonale par téléphone ou par courrier postal pour lui soumettre des demandes ou des informations générales sera maintenue. Il précise toutefois que dans un avenir proche, tous les processus cantonaux seront entièrement exécutés par voie électronique, et qu’il est important de s’adapter à cette nouvelle manière de transmettre des informations. Numériser des données fournies sur papier ou par téléphone coûte en effet plus cher et augmente le risque d’erreurs.

 

Pour ce qui est des paiements, le gouvernement bernois pourrait décider de taxer les personnes qui passent par le guichet postal. Cela permettrait de couvrir le surcoût engendré, qui peut atteindre 1,50 à 3,55 CHF. Il serait aussi possible de réduire les taxes pour l’emploi de moyens électroniques. /ast


 

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