« On se demandait où étaient les passagers »

Officiers et passagers témoignent au lendemain de l’incendie d’un bus dans le tunnel de Montaigre ...
« On se demandait où étaient les passagers »

Officiers de police et passagers témoignent au lendemain de l’incendie d’un bus dans le tunnel de Montaigre près de Porrentruy

La carcasse calcinée du bus a été enlevée vendredi après-midi, elle sera désormais examinée par les enquêteurs. La carcasse calcinée du bus a été enlevée vendredi après-midi, elle sera désormais examinée par les enquêteurs.

La peur laisse place à l’émotion 24 heures après l’incendie d’un bus qui transportait une cinquantaine de personnes dans le tunnel de Montaigre près de Porrentruy. Les passagers étaient des élèves et professeurs de l’école d’art de Belfort en France voisine. Vers 17h30, le commissaire Dominique Vallat de Porrentruy a reçu un appel radio qui évoquait un car en feu dans un tunnel. Il était alors l’un des premiers à arriver sur les lieux :

Commissaire Dominique Vallat : « On a imaginé le pire »

À l’école d’art de Belfort, une cellule psychologique a été mise en place vendredi après-midi, au lendemain du sinistre. Laurence, l’une des étudiantes, était à l'arrière du véhicule quand elle a dû sortir en panique. Elle n'a pas voulu voir les psychologues mais a préféré en parler avec ses camarades. Un jour après, elle ne réalisait pas encore au micro de notre consœur Émilie Pou de France Bleu Belfort-Montbéliard :

Laurence, l'une des passagères : « On a eu de la chance »

La carcasse calcinée du bus a été enlevée vendredi après-midi. Elle a été chargée sur un camion à l’aide de lève-palettes puis transportée à Glovelier où elle a été déchargée à l’aide d’une grue. C’est là qu’elle sera examinée par les enquêteurs pour tenter de comprendre ce qui a déclenché le feu. Une fois l’épave du bus évacuée, c’est désormais le grand nettoyage qui va commencer : il faut d’abord dépolluer le tunnel. Ce sont des agents en combinaison équipés de karchers et de brosses qui vont procéder à ce grand ménage, en prenant soin de récupérer les eaux polluées qui sont évidemment nocives. Cela va prendre quelques jours avant qu’un premier état des lieux soit établi afin de mesurer l’ampleur des dégâts réels puis procéder aux réparations. 


Une note de plusieurs millions de francs ?

Reste à savoir qui va payer la facture. L’A16, où a eu lieu le sinistre, est sous l’égide de la Confédération. Mais selon l’OFROU, c’est l’assureur de la compagnie de bus qui devra s’acquitter des coûts de remise en état du tunnel. À titre de comparaison, en 2014, un bus neuchâtelois avait brûlé dans le tunnel d’Arrissoules sur l’A1. L’assureur avait alors dû régler une note de plusieurs millions de francs. /jpi


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