Les autorités jurassiennes s’attaquent à la moto sauvage en forêt

Face à l’afflux de signalements de motos et quads qui dégradent les forêts, le canton du Jura ...
Les autorités jurassiennes s’attaquent à la moto sauvage en forêt

Face à l’afflux de signalements de motos et quads qui dégradent les forêts, le canton du Jura veut sensibiliser au problème mais avec des moyens répressifs très limités

Les passages des motocross creusent notamment des sillons. Les passages des motocross creusent notamment des sillons.

Les autorités jurassiennes ont décidé de taper du poing sur la table face à la pratique de la moto sauvage. Plusieurs secteurs forestiers du Jura seraient dégradés par quelques individus, « entre une dizaine et une trentaine » selon l’Office de l’environnement. Or, rouler en forêt reste interdit en dehors des manifestations autorisées et des trois sites d’entraînement officiels situés à Bassecourt, Vicques et Ederswiler. Pourtant, des signalements de motos et quads en forêt parviennent régulièrement aux autorités locales et cantonales. Dans les bois de Chevenez par exemple, les traces des motocross ont, par endroit, creusé de nouveaux chemins. Des dégâts qui ont de lourdes conséquences sur la faune et la flore. « On ne voit aucun rajeunissement naturel au sol, pas de plantes. Le sol est tassé comme une piste. Du coup, le gibier ne reste pas non plus », relève Cédric Huber, collaborateur technique à l’Office de l’environnement.

Les communes en ont ras-le-bol, comme celle de Haute-Ajoie qui possède 1'500 hectares de forêts sur son sol. « On a reçu quelques plaintes de propriétaires privés. On ne peut plus accepter. On veut trouver des solutions par le dialogue avant de prendre des mesures répressives », confie le conseiller communal Ismaël Vuillaume. Le dialogue se noue notamment avec les instances sportives. Le président de la Fédération jurassienne des sports motorisés affirme faire de la prévention. « On craint que les communes et propriétaires qui en ont marre ne nous délivrent plus les autorisations pour nos quelques manifestations dans l’année. On fait de la prévention auprès des organisateurs, des motards, pour qu’ils assurent la pérennité de leur sport », explique Florent Tschann. Les contrevenants viendraient du Jura, mais aussi du canton de Berne et de France voisine. Les moyens répressifs pour les intercepter se résument à une ou deux opérations « coup de poing » menées par la police cantonale. Mais les autorités avouent en pincer moins d’une dizaine par année. /jpi

Le canton n'a pas de solution miracle selon Cédric Huber


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