Mesures institutionnelles : des places à créer

Le canton de Berne prévoit d’augmenter le nombre de places pour accueillir les personnes condamnées ...
Mesures institutionnelles : des places à créer

Le canton de Berne prévoit d’augmenter le nombre de places pour accueillir les personnes condamnées à suivre un traitement dans une institution thérapeutique fermée

L'établissement pénitentiaire de St-Jean peut accueillir les hommes condamnés à suivre une mesure institutionnelle. (Photo: archives) L'établissement pénitentiaire de St-Jean peut accueillir les hommes condamnés à suivre une mesure institutionnelle. (Photo: archives)

Créer des places supplémentaires pour accueillir les personnes condamnées à suivre un traitement dans une institution thérapeutique fermée : c’est l’objectif que se fixe le canton de Berne. Dans sa réponse à une interpellation de la députée PSA Maurane Riesen, le gouvernement bernois indique que ce sont particulièrement les places dans des cliniques psychiatriques fermées qui manquent. Cette situation concerne aussi bien les condamnés francophones qu’alémaniques. Des solutions ont déjà été étudiées.

Le besoin du canton de Berne pour l’exécution de mesures institutionnelles est estimé à 30 places. Pour combler ce manque, le Conseil-exécutif mise sur l’extension de l’unité de psychiatrie médico-légale des Services psychiatriques universitaires de Berne. La construction d’une nouvelle clinique a aussi été envisagée, mais cette piste présente des inconvénients majeurs en termes de faisabilité et de mise en œuvre. Actuellement, 10 à 15 personnes attendent leur placement dans un établissement approprié à la suite d’une condamnation. Le canton ne dispose en revanche pas de statistiques concernant le nombre de mesures levées faute de place.

En ce qui concerne les condamnés francophones, ils peuvent être placés dans le canton de Berne et sont redirigés vers des institutions romandes si la place vient à manquer. Le gouvernement reconnaît toutefois que les cantons romands ne peuvent pas toujours répondre à la demande et qu’il arrive que des francophones doivent exécuter leur peine en Suisse alémanique. Le nombre de francophones concerné par ce problème de place est cependant trop faible pour que le canton de Berne crée un établissement qui leur soit spécialement destiné. /ast


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