La menace plane sur les chauffages à mazout

Les Bernois se prononcent le 10 février sur une révision de la loi sur l’énergie. L’objectif ...
La menace plane sur les chauffages à mazout

Les Bernois se prononcent le 10 février sur une révision de la loi sur l’énergie. L’objectif de cette adaptation législative est de réduire la consommation d’énergies fossiles et de développer celles d’énergies renouvelables

La révision de la loi sur l'énergie a pour but de réduire l'utilisation d'énergies fossiles. La révision de la loi sur l'énergie a pour but de réduire l'utilisation d'énergies fossiles.

Le canton de Berne doit faire sa part pour atteindre les objectifs fixés dans l’Accord de Paris sur le climat et la Stratégie énergétique 2050. C’est du moins l’avis du Conseil-exécutif et du Grand Conseil qui soumettent au peuple une révision de la loi sur l’énergie. La votation aura lieu le 10 février. Le comité qui milite en faveur du texte est entré en campagne mercredi. Il réunit tous les partis sauf le PLR et l’UDC, ainsi que des représentants des villes, des communes et de l’économie. Selon les autorités, les prescriptions figurant dans la loi cantonale adoptée en 2011 ne sont pas suffisantes. Les technologies ont fait de gros progrès en sept ans et il est désormais possible d’aller plus loin.

 

Les chauffages à mazout visés

L’objectif premier de cette révision est de réduire la consommation d’énergies fossiles. Pour se faire, les nouveaux bâtiments d’habitation ne pourront plus être chauffés au mazout, sauf si aucune autre solution n’est possible pour des raisons techniques ou que cela entraîne des surcoûts à long terme. Les vieux chauffages à mazout ou au gaz ne pourront, par ailleurs, plus être remplacés par de nouvelles installations utilisant le même combustible, à moins que le bâtiment soit particulièrement bien isolé et que le propriétaire présente un CECB, soit un certificat énergétique cantonal des bâtiments.

 

Développement des énergies renouvelables

Autre mesure phare : les nouvelles constructions devront elles-mêmes produire une part de l’électricité dont elles ont besoin. Les installations photovoltaïques seront privilégiées lorsque c’est possible. Ces nouvelles prescriptions doivent permettre, selon le Conseil-exécutif, de réduire la consommation de CO2 d’environ 50'000 tonnes pour les vingt prochaines années.

 

Des arguments pour et contre

Pour les opposants, cette révision de la loi va trop loin alors que le canton de Berne fait partie des cantons les plus stricts en la matière. Le député PLR au Grand Conseil, Jean-Luc Niederhauser, nous explique pourquoi il est contre le texte :

Les opposants estiment notamment que le nouveau texte va conduire à un renchérissement de l’habitat dans le canton de Berne, mais aussi à une augmentation des loyers si les propriétaires reportent certaines charges sur les locataires. Pour la députée des Verts au Grand Conseil, Moussia de Watteville, cet argument ne tient pas : 

/alr 


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