Enquête du Ministère public contre un chirurgien bernois

Une prothèse a été utilisée par plusieurs patients, malgré des rapports de recherche négatifs
Enquête du Ministère public contre un chirurgien bernois

Une prothèse a été utilisée par plusieurs patients, malgré des rapports de recherche négatifs

Une prothèse discale immature a été posé sur sept patients. (Photo : Spinal Kinetics) Une prothèse discale immature a été posé sur sept patients. (Photo : Spinal Kinetics)

Le Ministère public bernois a ouvert une enquête contre le chirurgien qui a accompagné scientifiquement le développement d'un implant discal intervertébral immature. La prothèse a été utilisée par sept patients. Cette enquête est dirigée contre le chirurgien et contre inconnu pour lésions corporelles graves, voire infraction à la loi sur les produits thérapeutiques. Christof Scheurer, porte-parole du Ministère public bernois, a confirmé mardi une information du portail en ligne Medinside.

A fin novembre, une enquête internationale réalisée par 59 médias a révélé de nombreuses lacunes dans le contrôle des implants médicaux et des incidents dans de nombreux pays. Dans le cas précis, les articles de presse ont incité le procureur à ordonner une enquête préliminaire à fin 2018.


Rapports de recherche négatifs

Les journalistes ont montré que des implants discaux intervertébraux ont été posés, même si les rapports de recherche étaient négatifs. Chez certains patients, des complications parfois graves sont apparues ultérieurement. La société britannique Ranier a distribué ces prothèses dès 2010. Un professeur de l'hôpital bernois Salem a également fait partie du conseil scientifique de Ranier lors du développement et de la commercialisation de ce produit.

Les employés de Ranier sont arrivés à la conclusion en 2014 que deux tiers des implants avaient provoqué des problèmes, ce qui avait conduit à leur retrait et à la faillite de l'entreprise. Le chirurgien bernois avait déclaré en décembre à la télévision alémanique SFR qu'il avait posé cet implant sept fois dans son hôpital.

Fin janvier, la commission de santé publique du Conseil national, suivant son homologue des Etats, a soutenu un projet visant à renforcer les exigences réglementaires dans ce domaine et à adapter la législation au droit européen. /ats-gtr


 

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