Le centre pour requérants de Prêles confirmé par le Conseil-exécutif

Le centre de retour pour requérants d'asile déboutés doit bel et bien voir le jour à Prêles ...
Le centre pour requérants de Prêles confirmé par le Conseil-exécutif

Le centre de retour pour requérants d'asile déboutés doit bel et bien voir le jour à Prêles selon le Conseil-exécutif qui a présenté lundi ses réponses à plusieurs textes déposés au Grand Conseil à ce sujet

L'ancien foyer d'éducation de Prêles qui accueillait des jeunes de l'Arc jurassien doit devenir un centre de retour pour requérants d'asile débouté. (Photo: archives)  L'ancien foyer d'éducation de Prêles qui accueillait des jeunes de l'Arc jurassien doit devenir un centre de retour pour requérants d'asile débouté. (Photo: archives)

Il n’y a « pas d’autres alternatives », et « la recherche d’un autre site entraînerait un gaspillage à la fois de temps et de ressources ». C’est en substance la réponse du Conseil-exécutif à deux motions déposées en novembre dernier. Le gouvernement recommande donc au Grand Conseil de rejetter la majorité des points développés dans les textes. Les motions demandaient de renoncer au projet ou de trouver une autre affectation à l’ancien foyer de Prêles. Il y était aussi fait mention de craintes de la population, craintes pour les coûts engendrés, pour la sécurité, ou encore pour l’eau qui pourrait manquer. À ce sujet, le gouvernement a tenu à rassurer. Tout d’abord, il promet un investissement supplémentaire à moins d’un million de francs assorti à l’ouverture du centre. Il garantit ensuite « qu’un système de sécurité irréprochable sera mis en place ». Et finalement, il précise que le plan d’approvisionnement en eau pour le Plateau de Diesse prévoit de l'eau en suffisance pour tous.


L’organisation du centre expliquée

Le Conseil-exécutif a également répondu à deux interpellations pour mieux préciser l’organisation du centre de retour pour requérants d'asile déboutés. Précision importante, il n ’existe pas de base légale contraignant les pensionnaires à séjourner en permanence au sein du centre. Mais s'ils entendent toucher l'aide d'urgence, ils doivent y séjourner. L'aide comprend notamment l’hébergement, des repas, des soins et certaines prestations en nature pour l’achat de vêtements ou d’articles pour bébés. Cette aide est financée par la Confédération qui octroie un forfait unique en fonction de chaque cas. Le canton de son côté prend à sa charge les frais non couverts par l’indemnité. Quant aux coûts annuels de l’exploitation d’un tel centre, ils sont estimés à 8,3 millions de francs pour une capacité de 450 bénéficiaires. Le Conseil-exécutif a en outre estimé qu’un hébergement décentralisé ne serait pas moins coûteux.


Pas d’occupations particulières prévues

En outre, le gouvernement a précisé l’organisation de la vie à l’intérieur du centre. Aucun programme d’occupation d’utilité publique n’y sera proposé pour les requérants déboutés. Les personnes y logeant seront toutefois chargées de travaux de nettoyage et d’entretien du site. De leur côté, tous les enfants en âge de scolarité pourront suivre l’école au sein même du centre. Quant à la répartition des pensionnaires au sein des chambres, les femmes seules et les familles seront logées séparément. Du personnel de sécurité assurera également une présence au centre, chaque jour et à chaque heure. Le personnel médical sera lui présent en journée.

Pour rappel, un comité intitulé « Plateau de Diesse centre requérants pas comme cela » s’est créé afin de lutter contre l’implantation du centre. L’année dernière, il a remis au Conseil-exécutif une pétition avec 1’042 signatures. Contactés lundi après-midi, nous n’avons pas réussi à les joindre. /jrg


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