APP : St-Imier ne veut pas « passer deux fois à la caisse »

Le Conseil municipal imérien s’oppose au partage du financement des formations transitoires ...
APP : St-Imier ne veut pas « passer deux fois à la caisse »

Le Conseil municipal imérien s’oppose au partage du financement des formations transitoires proposées par le gouvernement bernois

Le Conseil-exécutif souhaite que les communes paient 30% du salaires des enseignants des solutions transitoires. (Image d'illustration) Le Conseil-exécutif souhaite que les communes paient 30% du salaires des enseignants des solutions transitoires. (Image d'illustration)

Les formations transitoires doivent être financées par le canton. C’est l’avis du Conseil municipal de St-Imier. Il a transmis un communiqué mercredi matin dans lequel il exprime son opposition à la volonté du Conseil-exécutif et de la commission des finances du Grand Conseil de reporter une partie des charges liées aux formations scolaires de préparation professionnelles (APP) sur les communes. Pour rappel, en septembre dernier, le gouvernement bernois a soumis un projet au Grand Conseil demandant aux communes de participer à hauteur de 30% des salaires des enseignants de la filière. Cette proposition lui permettrait d'économiser chaque année 10 millions de francs.


Double peine pour les communes

Mais pour l’exécutif imérien, ce report serait trop lourd à assumer. Il rappelle que depuis la centralisation des APP en 2002 au niveau cantonal, Berne assume seul la charge financière. Il a, en contrepartie, baissé la part versées aux communes dans le cadre de la péréquation financière. Devoir alors prendre en charge une partie des salaires du corps enseignants reviendrait à « passer deux fois à la caisse » selon le Conseil municipal.


Intégration ou formation ?

Le Conseil-exécutif avait justifié cette nouvelle répartition sur la base que les APP remplissent aujourd’hui une partie des mesures d’intégration, ces dernières étant normalement financées par le canton et les communes.

Mais pour les autorités imériennes au contraire, les formations transitoires relèvent du degré secondaire II, soit un domaine à la charge du canton exclusivement. Elles appellent donc le Grand Conseil à rejeter une nouvelle fois ce projet lors de leur prochaine session. En première lecture en novembre dernier, les élus l’avait déjà repoussé par une voix d’écart. /comm-amo


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