Moins d’argent du canton, une crainte pour les communes du Jura bernois

La décision du canton de Berne de réduire sa participation aux communes dans le cadre de la ...
Moins d’argent du canton, une crainte pour les communes du Jura bernois

La décision du canton de Berne de réduire sa participation aux communes dans le cadre de la péréquation financière pourrait peser lourd sur les communes de la région

Moutier serait la commune la plus touchée du canton en cas d'entrée en vigueur du texte. (Photo: archives) Moutier serait la commune la plus touchée du canton en cas d'entrée en vigueur du texte. (Photo: archives)

Moins d’argent pour pousser aux fusions. C’est en résumé la volonté du canton de Berne exprimée jeudi dans un communiqué. Le gouvernement souhaite réduire son aide dans le cadre de la péréquation financière. Une opération qui vise deux objectifs : économiser plus de 9 millions de francs et encourager les communes à fusionner. Une décision qui aurait de lourds impacts puisque les communes du Jura bernois figureraient parmi les plus impactées selon une simulation.

Présidente de l’association Jura bernois.Bienne, Virginie Heyer regrette cette décision. Si elle comprend la volonté du canton de réaliser des économies, elle estime que la méthode n’est pas la bonne. « La seule solution pour les communes qui ne souhaitent pas fusionner serait alors d’augmenter les impôts » affirme-t-elle.


« Paradoxe total », affirme le maire de Valbirse

Maire de Valbirse, Jacques-Henri Jufer lui emboîte le pas. Sa commune, l’une des dernières à être née d’une fusion dans la région, n’a pas vu sa situation financière s’améliorer après le mariage de Bévilard, Malleray et Pontenet. Il qualifie d’ailleurs cette proposition de « paradoxe total » au vu du contexte à Valbirse. En cas d’entrée en vigueur de la nouvelle ordonnance, les pertes se chiffreraient à 207'000 francs par an environ. « Ça risquerait d'empirer les choses », craint Jacques-Henri Jufer.

La commune la plus touchée par cette mesure reste toutefois Moutier (385'000 francs en moins). Son responsable des finances, Marc Tobler ne mâche pas ses mots :  « les autorités cantonales responsables du dossier font n'importe quoi ». Il confie, d’ailleurs, que la commune va réagir à cette décision en temps voulu.

« Les difficultés financières ne doivent pas être le moteur des fusions », affirme de son côté Antonio Dos Reis, responsable des finances à Tavannes (185'000 francs en moins). Il reconnaît, à ce titre, qu’il ne sait pas où des économies pourraient encore être réalisées. Avant de réagir, il attend toutefois la prochaine réunion du Conseil municipal.

Même son de cloche à Tramelan (230'000 francs en moins). Son maire Philippe Augsburger préfère discuter de la proposition avec ses collègues de l'exécutif avant de prendre position. /amo


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus