Des récits pour enfants pour aborder la violence domestique

Le canton de Berne lance un projet pour aider les jeunes aux prises avec la violence domestique ...
Des récits pour enfants pour aborder la violence domestique

Le canton de Berne lance un projet pour aider les jeunes aux prises avec la violence domestique à avoir accès à une aide professionnelle

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Une passerelle entre le monde des enfants et les personnes susceptibles de leur venir en aide. Le canton de Berne lance le projet « cliqcliq – Ton histoire compte ! » pour les jeunes entre 8 et 14 ans. Ce dernier a été élaboré par le Service de lutte contre la violence domestique (SLVD) et l’Institut pour la gestion des conflits (IKM), en collaboration avec divers services, autorités et institutions. Il doit aider les enfants à parler des difficultés qu’ils rencontrent à la maison.

Selon la Direction de la police et des affaires militaires, des enfants sont victimes ou témoins de violences dans plus de la moitié des interventions policières pour cause de violences domestiques. Il est démontré que de telles situations nuisent à leur bon développement, avec un impact négatif sur les aptitudes relationnelles, comme sur leurs perspectives scolaires et professionnelles. Il est donc important que ces jeunes soient pris en charge par des professionnels.


Des histoires pour favoriser l’échange

Le projet thématise la violence domestique par le biais d’un récit. La question est abordée à travers plusieurs histoires qui narrent la vie quotidienne et les tribulations de la famille Maréchal. Les textes reflètent les craintes, les espoirs et les sentiments vécus par les enfants, et qui sont racontées selon leur perspective. Ils ont pour but de favoriser l'échange entre les spécialistes et les enfants et d'offrir la possibilité à ces derniers de parler de la violence domestique en gardant une certaine distance.

Ces histoires sont racontées et diffusées dans les écoles, lors d’événements publics et sur internet. Le Service psychologique pour enfants et adolescents du canton de Berne propose également une structure de psychothérapie de groupe. Il est, en effet, constaté qu’il est plus facile pour les enfants de parler avec quelqu’un de leur âge qui vit des expériences similaires, plutôt qu’avec un adulte, par crainte de ne pas être compris ou d'envenimer la situation. Ils peuvent ainsi se rendre compte qu'ils ne sont pas seuls. /emu


 

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