Unia Transjurane s’inquiète des méthodes de recrutement d’une entreprise régionale

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Unia Transjurane s’inquiète des méthodes de recrutement d’une entreprise régionale

Le syndicat a réagi à une offre d’emploi publiée par l’entreprise Sonceboz Microtechnique Boncourt SA dans un journal français. Ce qu’il lui reproche : des salaires mentionnés nets, en euros, et sur douze mois par an au lieu des treize prévus par la convention collective de travail

Les personnes recherchées par Sonceboz SA travailleraient sur son site de Boncourt, en Ajoie. (Image : Wikimedia Commons) Les personnes recherchées par Sonceboz SA travailleraient sur son site de Boncourt, en Ajoie. (Image : Wikimedia Commons)

Unia Transjurane s’inquiète pour les salaires des frontaliers et dénonce « des méthodes de recrutement du personnel inacceptables ». L’entreprise Sonceboz Microtechnique Boncourt SA avait publié des annonces de recrutement dans un journal français. Le syndicat a réagi vendredi dans un communiqué : il dénonce la forme utilisée par l’entreprise pour présenter les salaires, qui prête à confusion. Elles vont à l'encontre de la convention collective de travail, à laquelle la société est pourtant affiliée.


Pas de treizième salaire ?

L’annonce de Sonceboz Microtechnique Boncourt SA mentionne clairement douze salaires par an : si c'étaient bien les conditions proposées aux potentiels employés, il s’agirait d’une violation de la convention collective de travail (CCT) dans l'horlogerie, selon Unia Transjurane. Mais le syndicat note avant tout la forme confuse des offres d’emploi : elles mentionnent des salaires net, en euros, et sans précisions sur les charges sociales à déduire. De plus, les primes d’équipes sont déjà comprises dans les montants indiqués.


Méthodes de rectrutement indignes de la CCT

Le secrétaire syndical d’Unia Transjurane Patrick Cerf dénonce donc des méthodes indignes de la convention collective de travail, qui vont à l’encontre de son esprit. Il fait toutefois remarquer que le fait d’indiquer des salaires en euros ne signifie pas pour autant qu’ils seront payés aux employés frontaliers dans cette devise.

Unia Transjurane ne peut pas agir directement auprès de l’entreprise, et s’en remet donc à la Convention Patronale, pour qu’elle agisse auprès de Sonceboz Microtechnique. Le syndicat invite toutefois les employés de l’entreprise à prendre contact avec lui pour s’assurer que leurs salaires sont bien conformes à la CCT.


Réaction de Sonceboz Microtechnique SA

Contactée ce vendredi matin, l’entreprise a assuré qu’elle respectait la convention collective de travail. Elle a dit payer tous les salaires de ses employés en francs suisses, sauf si les employés frontaliers eux-mêmes demandaient à les recevoir en euros. /nbe



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