Rencontre entre passionnés d’oiseaux à Porrentruy

Les amoureux des oiseaux font leur nid en Ajoie. La 106e Assemblée générale de « Nos oiseaux ...
Rencontre entre passionnés d’oiseaux à Porrentruy

Les amoureux des oiseaux font leur nid en Ajoie. La 106e Assemblée générale de « Nos oiseaux » et la 6è réunion des collaborateurs de la station ornithologique suisse ont lieu ce week-end à Porrentruy

Un balbuzard pêcheur, une espèce qui fait l'objet d'un projet de réintroduction en Suisse. (Photo: Claude Nardin) Un balbuzard pêcheur, une espèce qui fait l'objet d'un projet de réintroduction en Suisse. (Photo: Claude Nardin)

Les plumes sont à l’honneur à Porrentruy. La 106è assemblée générale de « Nos oiseaux », la société romande pour l’étude et la protection des oiseaux se tient dans la cité des Princes-Evêques samedi. L’assemblée sera suivie dimanche de la 6è réunion des collaborateurs de la station ornithologique suisse. Plusieurs conférences seront organisées, notamment pour parler de la disparition de volatiles sur le territoire. Pour Michel Juillard, biologiste et président d'Honneur de «Nos Oiseaux», de plus en plus d’espèces sont menacées, notamment par l’agriculture intensive ou encore les transformations du paysage (construction de villes et de routes). Michel Juillard déplore qu’« une dizaine d’espèces ont disparu de la localisation jurassienne. »

Les passionnés d’oiseaux échangeront aussi sur les projets mis en place pour préserver les volatiles. Ils évoqueront notamment la réintroduction du balbuzard pêcheur en Suisse. Ce grand rapace avait disparu de la région, tant et si bien que des ornithologues construisaient depuis 25 ans des nids artificiels pour tenter de l’attirer… sans succès. Depuis quelques années, un nouveau projet est en cours : il s’agit de déplacer des jeunes balbuzards depuis l’endroit où ils sont nés jusqu’en Suisse. Après avoir vécu un mois dans une volière, ils sont relâchés à l’âge de l’envol. Ils sont ensuite nourris et suivis pendant environ un mois et demi, jusqu’au moment de leur départ en migration. « Ce qu’on peut faire avec des rapaces ne peut pas être réalisé avec des petits passereaux. On ne peut pas les élever en captivité. Du coup, dans le coin, on a des projets plus ponctuels : on ne relâche pas d’oiseaux mais on essaie de restaurer les milieux où ils vivent habituellement, en espérant qu’ils s’y installent », explique Michel Juillard.

Les conférences de dimanche aborderont aussi les nouvelles techniques d’études des oiseaux. Plus d’informations ici. /cto


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