Douze francs par heure au lieu de 23,55. C’est ce que certains travailleurs étrangers employés par le cimentier Vigier ont touché pour une révision du site début 2018. L'information a été révélée dimanche par le Sonntagsblick. Cette situation a été dénoncée par Unia. Le syndicat note toutefois que de telles irrégularités s’observent pourtant dans un cas sur quatre.
Vigier se défend
Contactée par la RTS mercredi, l’entreprise se défend. Elle dit pleinement assumer la responsabilité sociale qui lui incombe. La firme ajoute toutefois ne pas être au courant des résultats des contrôles de travail. « On est très stricts sur l'application réelle des mesures qu'on demande », assure ainsi le directeur de Vigier Olivier Barbery. Il affirme par ailleurs que si des prestataires engagés sur le site de Péry-La Heutte ne se comportaient pas de manière conforme, ils seraient immédiatement exclus.
Unia rappelle que la responsabilité du cimentier n'est pas juridiquement engagée. « On peut quand même imaginer qu'une grande entreprise de ce type exige réparation du dommage », souligne Aldo Ferrari, vice-président du syndicat. /amo








