Rebonds politiques après l’affaire du boulanger biennois

Le député biennois Mohamed Hamdaoui veut empêcher que des maîtres d’apprentissage condamnés ...
Rebonds politiques après l’affaire du boulanger biennois

Le député biennois Mohamed Hamdaoui veut empêcher que des maîtres d’apprentissage condamnés puissent continuer à former des jeunes. Il déposera une motion au Grand Conseil 

Le député PDC Mohamed Hamdaoui va déposer une motion pour lutter contre la traite d'être humain au Grand Conseil bernois, lors de la prochaine session. Le texte sera largement inspiré de celui adopté récemment par le législatif cantonal genevois. (archives) Le député PDC Mohamed Hamdaoui va déposer une motion pour lutter contre la traite d'être humain au Grand Conseil bernois, lors de la prochaine session. Le texte sera largement inspiré de celui adopté récemment par le législatif cantonal genevois. (archives)

L’affaire du boulanger biennois qui a abusé d’une apprentie immigrée rebondira au Grand Conseil bernois, et probablement au niveau fédéral. L’homme reconnu coupable d’abus de détresse a été condamné vendredi dernier, par le Tribunal régional Jura bernois-Seeland, à 20 mois de prison avec sursis et à une mise à l’épreuve de deux ans. Il pourra continuer à former des apprentis, contrairement à ce que demandait le Ministère public. Cette sentence qui peut encore faire l'objet d'un appel suscite de nombreuses interrogations au sein de la population de la région. Sur le plan politique, le député et conseiller de ville biennois Mohamed Hamadoui entend transformer son indignation en acte législatif. L’élu PDC veut agir au niveau cantonal et fédéral :

Au niveau cantonal, Mohamed Hamdaoui prévoit de déposer une motion lors de la session de juin. Le texte s'inspirera en grande partie de celui adopté récemment par le Grand Conseil genevois pour lutter contre la traite d'être humain.
Sur le plan fédéral, il compte sur le soutien de la fondatrice de l’association Marche Blanche, Christine Bussat: 

Selon Christine Bussat, un changement de loi au niveau fédéral prendra au moins cinq ans. Elle espère que les cantons prendront déjà des mesures par eux-mêmes, notamment en demandant aux personnes qui souhaitent engager des apprentis de présenter un extrait de casier judiciaire. /ast-anl


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