Prison ferme pour jeunes terreurs

De la prison ferme pour trois des quatre jeunes hommes qui comparaissaient devant le tribunal ...
Prison ferme pour jeunes terreurs

De la prison ferme pour trois des quatre jeunes hommes qui comparaissaient devant le tribunal de Moutier. Ils avaient joué les caïds à St-Imier entre 2016 et 2018

A procès exceptionnel, infrastructure exceptionnelle : les audiences se sont en grande partie tenues dans le corps de garde de la police cantonale bernoise, à Moutier. A procès exceptionnel, infrastructure exceptionnelle : les audiences se sont en grande partie tenues dans le corps de garde de la police cantonale bernoise, à Moutier.

Trente-quatre à trente-six mois de prison, dont douze à dix-huit fermes et des sursis de trois à quatre ans : ce sont les peines prononcées cet après-midi contre trois des quatre jeunes hommes qui comparaissaient devant le tribunal de Moutier. Ce verdict met un terme au procès-fleuve entamé le 1er avril à l’encontre de la bande qualifiée par certains de « terreurs des bacs à sable de St-Imier ». Les prévenus âgés aujourd’hui de 21 à 23 ans avaient semé la pagaille dans la cité imérienne entre 2016 et l’an dernier, en compagnie d’autres jeunes jugés dans d’autres procédures.

Les trois principaux accusés ont été reconnus coupables de tentative de lésions corporelles graves. L’un pour avoir attaqué un homme par-derrière en lui brisant une bouteille de vodka sur la tête à la gare de Tavannes, les deux autres pour avoir tabassé un jeune schizophrène à St-Imier.

Selon la juge Maryvonne Pic-Jeandupeux, ils ne sont que le haut du panier d’une bande pour qui il était « impossible de passer une bonne soirée sans se servir de ses poings et de ses pieds pour gâcher la vie des autres ». Elle a aussi comparé leurs actions à celle d’un très mauvais jeu vidéo, eux qui étaient accusés en vrac de brigandage de magasin, d’agressions, de menaces ou de rixe provoquée au sein du collectif culturel d’Espace noir.

La magistrate n’a pas mâché ses mots, déclarant à ces jeunes qu’ils ont agi comme « les pires des sauvages, mais aussi les derniers des idiots ». Et de leur expliquer que « lorsqu’on veut jouer au grand, on assume comme des grands ». Les trois jeunes hommes passeront donc quelques mois derrière les barreaux, et deux d’entre eux risquent l’expulsion de suisse en cas de récidive. S’adressant au meneur de la bande, Maryvonne Pic-Jeandupeux a lâché un message d’espoir, celui que cet « adolescent à la moustache naissante devienne enfin un homme ».

Le quatrième prévenu, qui était accusé de faits moins graves, écope quant à lui de jours-amendes avec sursis. /ast


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus