Laurent Feuz visé par une enquête pénale

Le Ministère public reproche au chef de service démissionnaire de l’État de Neuchâtel d'avoir ...
Laurent Feuz visé par une enquête pénale

Le Ministère public reproche au chef de service démissionnaire de l’État de Neuchâtel d’avoir échangé des messages à connotation sexuelle avec une supposée jeune fille de 14 ans. Il s’agissait en fait d’un agent de police sous couverture

Laurent Feuz est visé par une enquête du Ministère public neuchâtelois. Laurent Feuz est visé par une enquête du Ministère public neuchâtelois.

Laurent Feuz est visé par une enquête du Ministère public neuchâtelois. Selon nos informations, il est reproché au chef démissionnaire du service des formations postobligatoires et de l’orientation d’avoir dialogué sur la messagerie WhatsApp avec ce qu’il pensait être une jeune fille mineure âgée de 14 ans ; il s’agissait en fait d’un agent de police sous couverture.

Ce cadre de l’État aurait échangé des propos à connotation sexuelle manifeste pendant plusieurs semaines, nous a précisé le procureur général Pierre Aubert, au nom du Ministère public. Ce dernier ajoute que le prévenu n’a pas contesté « la matérialité des faits mais explique avoir agi dans un but scientifique sans pouvoir toutefois étayer ses affirmations ».

Laurent Feuz n’a pas été placé en détention préventive mais la police a saisi l’ensemble de ses appareils électroniques pour examen. L’enquête se poursuit.

Nous avons contacté ce lundi Laurent Feuz. C’est finalement son avocat, Frédéric Hainard, qui nous a répondu. Le mandataire confirme l’ouverture d’une instruction pénale à l’encontre de son client, ainsi que les éléments communiqués par le Ministère public. Il indique aussi que Laurent Feuz ne s’est jamais rendu à un quelconque rendez-vous et n’a jamais rencontré la destinataire de ses messages.

Un communiqué laconique

Vendredi en fin de journée, la Chancellerie de l’État de Neuchâtel annonçait dans un bref communiqué la démission avec effet immédiat de Laurent Feuz pour des raisons personnelles. Le Conseil d’État affirmait prendre acte de la décision de son fonctionnaire après neuf ans passés à ce poste, sans toutefois assortir le message d’un remerciement ou d’un encouragement pour la suite de la carrière de son démissionnaire. Le gouvernement soulignait de plus qu’il ne ferait pas d’autres commentaires. /gwe


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