Les profs défendent leurs intérêts

Les enseignants francophones bernois s’opposent à deux motions qui seront soumises au Grand ...
Les profs défendent leurs intérêts

Les enseignants francophones bernois s’opposent à deux motions qui seront soumises au Grand Conseil en juin. En cas d’acceptation de ces textes, les profs du secondaire II seraient fortement pénalisés

Le syndicat des enseignants francophones bernois appelle à refuser deux motions. Le syndicat des enseignants francophones bernois appelle à refuser deux motions.

Les profs défendent leurs intérêts. Le syndicat des enseignants francophones bernois (SEFB), entouré d’autres organisations, s’oppose ce lundi à deux motions qui seront soumises au vote du Grand Conseil en juin. Pour le co-président du syndicat et député PSA, Peter Gasser, ces deux motions auraient un impact sur la qualité de l’enseignement et sur l’attractivité de la profession. Il estime aussi qu’elles ne permettront en aucun cas de résoudre le problème de la pénurie de personnel dans l’instruction publique, et qu’elles pourraient même l’aggraver.


Déjà sur un pied d’égalité

Parmi les deux motions auxquelles s’oppose le SEFB, un texte intitulé « Egalité pour le corps enseignant ». Cette motion exige que tous les profs à temps plein, peu importe à quel degré ils enseignent, donnent un total de 27 leçons. Actuellement, les enseignants des gymnases et des écoles professionnelles donnent moins de leçons que leurs collègues de l’école obligatoire. Selon Peter Gasser, une telle harmonisation serait néfaste :

Une motion qui ne correspond pas à la réalité

La deuxième motion à laquelle s’oppose le syndicat s’intitule « Instauration de degrés d’occupation minimaux pour le corps enseignant à 35% ». Selon Peter Gasser, les directions des écoles font déjà leur possible pour limiter les petits taux de travail, mais une telle obligation ne correspond pas à la réalité. Cela poserait problème par exemple pour certains parents qui souhaitent rester davantage à la maison, pour des branches comme la musique ou l’éducation ménagère dont peu de leçons sont données, ou encore pour certaines branches spécifiques des écoles professionnelles souvent enseignées par des personnes qui combinent cela avec une autre activité professionnelle. /mdu


 

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