Sursis concordataire prolongé pour Baoshida Swissmetal

Le sursis concordataire de l’entreprise de Reconvilier Baoshida Swissmetal a été prolongé ...
Sursis concordataire prolongé pour Baoshida Swissmetal

Le sursis concordataire de l’entreprise de Reconvilier Baoshida Swissmetal a été prolongé jusqu’au 22 juillet

Baoshida Swissmetal peut un peu respirer. L’entreprise de Reconvilier s’est vue accorder une prolongation du sursis concordataire par le Tribunal Jura bernois-Seeland. Il court à présent jusqu’au 22 juillet.

« Swissmetal va repartir », a indiqué André Rezzonico, président du conseil d'administration de Swiss Team, société qui veut reprendre Baoshida Swissmetal. Il estime que la prolongation du sursis concordataire est la meilleure chose pour tout le monde. Ce repreneur est prêt à sauver les actifs de l'entreprise spécialisée dans les alliages cuivreux. Il s'est aussi engagé à garder tout le personnel.


Convaincre une banque chinoise

Ces deux mois supplémentaires doivent permettre à la direction ainsi qu'au commissaire au sursis concordataire de convaincre le principal créancier de l'entreprise, la China Development Bank (CDB), de ne pas s'opposer à la finalisation de l'opération de rachat pour une somme de 9 millions de francs.

C'est auprès de cet institut bancaire que l'ex-CEO chinois de la société Baoshida Swissmetal avait contracté un emprunt de 15 millions d'euros. Mais l'administrateur unique est aujourd'hui soupçonné par la justice suisse de gestion déloyale. La banque chinoise veut elle reprendre ses fonds.

Dans le cadre de la consultation des créanciers, le commissaire au sursis concordataire avait proposé à la banque chinoise le versement d'un montant partiel de cette dette pour permettre la reprise de cette entreprise métallurgique. La CDB a refusé et exige que le repreneur assume la totalité de la dette bancaire.


Quelque 160 emplois en jeu

L'investisseur demande à l'établissement chinois d'accepter de lever ses gages immobiliers pour permettre la finalisation de la reprise des actifs et le sauvetage de quelque 160 emplois. L'ancien fleuron industriel de l'Arc jurassien avait été racheté il y a six ans par groupe chinois Baoshida. /ats-mdu


 

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