J-7 avant la vague violette

La grève des femmes pour lutter contre inégalités et discriminations aura lieu dans une semaine ...
J-7 avant la vague violette

La grève des femmes pour lutter contre inégalités et discriminations aura lieu dans une semaine, le programme préparé par le comité d’organisation interjurassien sera fourni

L'association interjurassienne grève des femmes prête au combat contre les inégalités. L'association interjurassienne grève des femmes prête au combat contre les inégalités.

Dans une semaine, une vague violette va déferler sur la Suisse et sur le Jura. La grève des femmes du 14 juin est dans ses derniers préparatifs. Des rassemblements sont prévus dès le matin à Delémont, Saignelégier, Porrentruy, Bassecourt ou encore Moutier. Toutes et tous sont ensuite appelés à se retrouver pour la « marche des femmes » à 16h45 dans la capitale jurassienne. Et l’envie de manifester n’a été que renforcée par l’actualité de ces dernières semaines. « On est en colère d’apprendre que le Conseil fédéral refuse d’instaurer un congé paternité, de lire qu’une femme sur sept perd son emploi à cause de la maternité, de voir se multiplier des prises de position en faveur de la hausse de l’âge de la retraite des femmes, d’apprendre qu’en Suisse une femme sur cinq a subi un acte sexuel non consenti, de constater que les solutions proposées pour une parité femmes hommes au sein du Grand Conseil neuchâtelois aient été balayées », énumère Leïla Hanini, secrétaire de l’association interjurassienne grève des femmes.

Les entreprises jouent-elles le jeu ? La réponse de Marie-Hélène Thies

Mais est-ce que toutes les entreprises de la région ont accepté de libérer leurs salariées pour cette grève ? « C’est très mitigé. On a monté une grande action entre 11h30 et 14h au parking des Postes à Porrentruy où l’on invite l’ensemble des travailleuses de l’horlogerie et du tertiaire. Les travailleuses aux alentours auront droit à une pause prolongée. Mais il y a beaucoup d’autres entreprises qui ne libèrent personne », confie Marie-Hélène Thies, responsable du groupe femmes du syndicat Unia Transjurane.

Toutes et tous sont appelés à cesser le travail dès 15h24 vendredi prochain, « cet horaire représente la différence salariale avec un homme en termes d’heures travaillées ». Les manifestants sont appelés à « faire du bruit » avec des sifflets, louches et casseroles ou tout autre ustensile à même de créer un joyeux vacarme.

Danielle Siegfried : « les hommes sont les bienvenus »

Les organisatrices martèlent que les hommes sont aussi les bienvenus dans les différents rassemblements et cortèges. « L’idée n’est pas du tout de mettre en opposition le sexe féminin au masculin. Les hommes sont solidaires avec nous. Ils ont une place importante dans la grève. Ils doivent être discret, on ne veut pas leur laisser la première place, mais on a besoin aussi d’eux », avance la coprésidente du comité Danielle Siegfried, persuadé que ce 14 juin ne restera pas une manifestation sans suite. « Ce ne sera pas le cas. On peut s’appuyer sur la grève du 14 juin 1991 qui a fait bouger beaucoup de choses. C’est aussi un espoir. » /jpi

Le programme des manifestations du 14 juin


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