Moutier : procès en cours pour un possible assassinat

Un ressortissant américain d’origine kényane, soupçonné d’assassinat commis en 2017 à Reconvilier ...
Moutier : procès en cours pour un possible assassinat

Un ressortissant américain d’origine kényane, soupçonné d’assassinat commis en 2017 à Reconvilier, comparait depuis mardi devant le Tribunal pénal de Moutier

Cinq juges traitent l'affaire au sein du Tribunal pénal de Moutier. Cinq juges traitent l'affaire au sein du Tribunal pénal de Moutier.

Il est prévenu d’avoir séquestré et assassiné une femme par jalousie à Reconvilier en 2017. Le procès de ce ressortissant américain d’origine kényane a commencé mardi devant le Tribunal pénal de Moutier. Caporal chez les marines, il entretenait une relation étroite avec la victime qu’il connaissait bien puisqu’ils avaient fait l’école ensemble au Kenya. Cette femme, mariée à un homme de la région, avait plusieurs amants, ce que le prévenu n’aurait pas supporté. Elle avait été retrouvée sans vie, poignardée au domicile familial à Reconvilier.


Émotion vive

« J’attends une sentence dure, la plus dure qui soit possible ». Voilà les mots du mari de la victime qui s’est exprimé devant le Tribunal comme partie plaignante. Plus de deux ans après l’homicide, les émotions étaient encore très vives dans la salle du Tribunal. Le père de la victime, accompagné de sa famille proche était également présent, venu directement depuis le Kenya. « Je veux demander au prévenu pourquoi il est revenu depuis les États-Unis pour tuer ma fille », s’est-il exprimé.


Une possible préméditation

Le prévenu, menottes aux pieds, est lui resté impassible. L’individu de 33 ans a profité d’une permission en 2017 pour se rendre au domicile de la victime. Selon l’acte d’accusation, il a appris qu’elle entretenait une relation amoureuse avec un troisième homme. Le prévenu a alors effectué une recherche sur internet en mentionnant « gun shop in reconvilier switzerland ». Le lendemain, il a séquestré la victime. Alors qu’elle voulait appeler la police, il l’a frappée de deux coups de couteau et l’a finalement étranglée avec son soutien-gorge. Toujours selon l’acte d’accusation, il se serait ensuite automutilé afin de fausser les pistes.


« Je ne suis pas malade »

Le prévenu conteste les faits. Il indique que la victime et lui-même auraient décidé d’un commun accord de mettre fin à leurs jours, ce qui explique ses blessures. Une expertise psychiatrique a conclu que le prévenu souffrait d’un problème psychique. Lui-même détenteur d’un bachelor en psychologie réalisé aux États-Unis, il a nié ce diagnostic. « Je ne suis pas malade » a-t-il réagi.

Le procès continue mercredi avec les plaidoiries. Le jugement est lui attendu pour lundi. /jrg


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