Les hêtres du Jura bernois ont moins souffert du chaud

La sécheresse de 2018 a fait du mal aux hêtres du pays, mais son impact est relativement faible ...
Les hêtres du Jura bernois ont moins souffert du chaud

La sécheresse de 2018 a fait du mal aux hêtres du pays, mais son impact est relativement faible dans le Jura bernois

Les hêtres du pays ont particulièrement souffert de la sécheresse de l'an dernier. Dans le Jura bernois, le phénomène est moins important. (Photo : archives) Les hêtres du pays ont particulièrement souffert de la sécheresse de l'an dernier. Dans le Jura bernois, le phénomène est moins important. (Photo : archives)

Une partie des hêtres du pays tirent la langue cette année suite à la sécheresse exceptionnelle de l’an dernier. Particulièrement touché, Le canton du Jura a notamment décrété l’état de catastrophe forestière la semaine dernière. Près de 100'000 mètres cubes de hêtres sont secs ou en passe de dépérir en Ajoie principalement.

Dans le Jura bernois, la sécheresse a également touché des arbres, mais dans des proportions nettement moindres. « C’est difficile à chiffrer, mais la situation est nettement moins catastrophique que dans le Jura. On estime que quelques centaines de m3 de hêtres sont touchées », explique Lucien Blaser, responsable du domaine protection de la forêt à la division forestière du Jura. Ce sont notamment des raisons topographiques qui expliquent cette différence. « La plupart des exploitations forestières de la région se situent entre 800 et 1000 mètres ici, explique Lucien Blaser, il y fait moins chaud qu’en Ajoie. »

Au vu de la situation, aucune mesure directe ne sera prise pour protéger le hêtre, nous explique Lucien Blaser. Par contre, des efforts sont faits pour anticiper le réchauffement climatique. « Cela passe par l’entretien des forêts ainsi que par la diversification des essences d’arbres, avec notamment des essences plus résistantes, comme le chêne et le mélèze. »


Le bostryche est bien là

Cette année, le bostryche typographe est particulièrement présent. Il s’attaque plus fortement aux résineux, Sa présence est plus forte que la moyenne des années précédentes, selon Lucien Blaser. Des mesures sont prises pour lutter contre le coléoptère : il faut exploiter les bois touchés et sortir les écorcés de la forêt pour diminuer la pullulation de l’insecte, précise encore Lucien Blaser. /tna


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