Pas de moratoire bernois sur la 5G

La 5G a la voie libre dans le canton de Berne. Le Grand Conseil a largement refusé mardi d’adopter ...
Pas de moratoire bernois sur la 5G

La 5G a la voie libre dans le canton de Berne. Le Grand Conseil a largement refusé mardi d’adopter des moratoires à ce sujet

Il n'y aura pas de moratoire sur les antennes 5G dans le canton de Berne. (Image d'illustration) Il n'y aura pas de moratoire sur les antennes 5G dans le canton de Berne. (Image d'illustration)

Il n'y aura pas de moratoire sur la 5G dans le canton de Berne. Deux motions portées par des élues du Jura bernois ont été balayées par le Grand Conseil mardi matin. Les inquiétudes exprimées à la tribune par la verte tramelote Moussia de Watteville et l'UDC neuvevilloises Anne-Caroline Graber n'ont guère convaincu le plénum, qui a suivi le gouvernement bernois et largement rejeté les deux textes. Ils demandaient que l’installation d’antennes soit suspendue au moins jusqu’à ce que le rapport de l’Office fédéral de l’environnement sur la 5G soit rendu.

Les deux députées relayaient les craintes d’une partie de la population concernant la santé, mais également les risques sécuritaires liés aux partenariats entre des opérateurs suisses et le géant informatique chinois Huawei. Ces arguments n’ont pas convaincu la majorité des groupes, qui ont pour la plupart avancé qu’un moratoire sur la 5G ne relevait pas de la compétence du canton, mais de la Confédération.

Du côté de la droite, le facteur économique prime : il n’est pas question de freiner des technologies nécessaires au développement des entreprises bernoises et à l’innovation, alors qu’il n’existe aucune preuve tangible de risques pour la santé. Plusieurs intervenants ont aussi estimé qu’en terme de fréquence et de puissance, la 4G est similaires à la 5G. Un avis contesté par l’UDF, qui souhaiterait que les communes puissent décider elles-mêmes des valeurs limites qu’elles tolèrent. A gauche, si les Verts ont soutenu en grande partie la motion de leur collègue Moussia de Watteville, ce n’est pas le cas du parti socialiste qui s’est montré davantage résigné. Pour le PS, il est clair que les risques existent, mais pratiquement personne ne souhaite se passer de son portable pour autant.

Enfin, la question de la sécurité des données n’a pratiquement pas été abordée, au grand dam de l’UDC Anne-Caroline Graber. /ast


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus