Pas de protection hygiénique gratuite dans les écoles, pour le gouvernement

Le gouvernement bernois ne veut pas de distribution gratuite de tampons ou de serviettes hygiéniques ...
Pas de protection hygiénique gratuite dans les écoles, pour le gouvernement

Le gouvernement bernois ne veut pas de distribution gratuite de tampons ou de serviettes hygiéniques dans les établissements scolaires du canton. Il rejette une motion en ce sens, craignant qu'elle génère des inégalités

Le gouvernement bernois demande au Grand Conseil de rejeter la motion. (Image d'illustration) Le gouvernement bernois demande au Grand Conseil de rejeter la motion. (Image d'illustration)

Tampons et serviettes hygiéniques ne doivent pas être gratuitement distribués dans les écoles bernoises. Le Conseil-exécutif rejette la motion portée par Maurane Riesen. L’élue PSA de Sonceboz demandait au gouvernement de permettre la mise à disposition des moyens de protection dans les écoles et universités publiques. Elle rappelle, dans son texte, que la précarité menstruelle (soit le fait de ne pas avoir les ressources financières d’acquérir ces moyens de protection hygiénique) touche des millions de jeunes femmes dans le monde, y compris dans les pays riches. Elle explique à ce titre qu’il s’agit « d’un besoin basique, au même titre que le papier toilette ».

Le Conseil-exécutif rappelle, de son côté, qu’en matière de scolarité obligatoire, les tâches sont réparties entre le canton et les communes. Ces dernières sont tenues de mettre à disposition les infrastructures nécessaires, alors que le canton prend en charge les traitements des enseignants. Il ne pourrait donc pas obliger les communes à mettre en place cette offre mais pourrait simplement émettre une recommandation. Toutefois, le gouvernement craint qu’en fonction de la commune, le traitement soit différent, ce qui générerait « une situation inéquitable ».

Pour ce qui est des niveaux supérieurs en revanche, si tous les établissements sont sous sa responsabilité, il estime que de mettre en place une telle mesure créerait des inégalités entre les jeunes femmes qui choisissent de faire des études et celles qui sont en emploi.

Fort de ces constats, le Conseil-exécutif demande au Grand Conseil de rejeter le texte. /amo


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus