Berne ne veut pas d'un rapport sur la pauvreté

Le Grand Conseil a rejeté mercredi par 94 voix contre 55 une motion d’Hervé Gullotti. Il demandait ...
Berne ne veut pas d'un rapport sur la pauvreté

Le Grand Conseil a rejeté mercredi par 94 voix contre 55 une motion d’Hervé Gullotti. Il demandait de faire un état des lieux de la pauvreté dans le canton de Berne

Les élus ont passé en revue les affaires de la Direction de la santé publique et de la prévoyance sociale mercredi. Les élus ont passé en revue les affaires de la Direction de la santé publique et de la prévoyance sociale mercredi.

Berne ne rédigera pas un nouveau rapport visant à lutter contre la pauvreté. Le Grand Conseil a rejeté une motion en ce sens mercredi par 94 voix contre 55. Le texte porté par le socialiste de Tramelan Hervé Gullotti demandait au Conseil-exécutif de mener une nouvelle étude sur la pauvreté, sur le modèle des quatre rapports élaborés en 2008, 2010, 2012 et 2015.


Clivage gauche-droite

Au cours des débats, les élus de gauche ont martelé que trop de personnes sont encore touchées par la pauvreté dans le canton de Berne et qu’il faut prendre des mesures. Ils ont souligné l’importance de disposer de faits et de données suffisants pour prendre la bonne direction. Selon eux, un tel rapport est en effet indispensable pour mener une politique cohérente de prévention et de lutte contre la pauvreté.

Le camp bourgeois n’a toutefois pas été convaincu. Il a estimé que les derniers rapports n’ont pas permis d’aboutir à des améliorations et qu’une nouvelle étude ne serait qu’un bout de papier supplémentaire, qui n’aiderait en rien les pauvres.


Il faut d’abord poursuivre les réformes en cours

La majorité a donc tranché en défaveur de la motion, suivant la recommandation du Conseil-exécutif. Le directeur de la santé publique et de la prévoyance sociale, Pierre Alain Schnegg, a expliqué que le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté est de créer des places de travail, et non d’élaborer des rapports. Il a ajouté qu’une nouvelle étude pourrait toutefois se justifier d’ici quelques années, afin de mesurer l’impact des réformes lancées, dans le domaine de l’aide sociale notamment. /mdu


 

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