Le canton de Berne fixe des modalités pour un vote irréprochable

Pierre Alain Schnegg s’est exprimé mardi devant le Grand Conseil bernois sur le dossier de ...
Le canton de Berne fixe des modalités pour un vote irréprochable

Pierre Alain Schnegg s’est exprimé mardi devant le Grand Conseil bernois sur le dossier de Moutier. Il a souligné que tous les acteurs désirent un second vote rapide

Hôtel de Ville de Moutier (archives) Hôtel de Ville de Moutier (archives)

Le conseiller d'Etat bernois Pierre Alain Schnegg a souligné mardi devant le Grand Conseil que tous les acteurs désirent un second vote rapide sur Moutier. "Mais cette fois un vote propre prime", a ajouté le président de la délégation des affaires jurassiennes en tenant des propos sévères à l'égard des autorités autonomistes.

Pierre Alain Schnegg a souligné que le jugement du Tribunal administratif bernois, qui avait conclu à de graves violations du droit lors du vote du 18 juin 2017, devait être pris en compte dans l'organisation d'un nouveau vote. "Inutile de se voiler la face, l'effort de communication des autonomistes ne diminue en rien leur responsabilité face à ces violations graves".

Le président de la délégation des affaires jurassiennes a rappelé les différentes mesures qui devront être mises en place pour avoir un vote irréprochable, et en particulier la surveillance du registre électoral. "Le temps de la candeur et de la naïveté devrait rapidement arriver à son terme", a ajouté le conseiller d'Etat.

Pierre Alain Schnegg a rappelé en réponse à une intervention parlementaire que les autorités prévôtoises, à majorité autonomiste, avaient refusé lors du vote du 18 juin 2017 de transmettre le registre électoral à la Chancellerie d'Etat bernoise. Il avait été remis aux observateurs après l'ouverture des bureaux de vote.


Vote par correspondance


Toujours à propos de ce second vote de Moutier, les députés ont refusé de prohiber le vote par correspondance comme le demandaient trois élus UDC du Jura bernois dans une motion. Ils voulaient que seul le vote aux urnes en personne soit possible pour éviter des irrégularités. Même transformée en postulat, moins contraignant, la requête a été rejetée par 87 voix contre 52.

Le Grand Conseil a en revanche adopté par 87 voix contre 53 un autre point de la motion exigeant que le vote soit organisé par un comité électoral indépendant de la commune et des deux cantons. Cette instance devrait surveiller le registre électoral et disposerait des compétences pour contrôler le domicile des personnes dont la domiciliation serait suspecte.


Les députés font marche arrière


A l'issue de la journée, les députés ont toutefois décidé de faire machine arrière. Selon la presse régionale, le législatif cantonal ne s'est pas rendu compte que le point voté auparavant nécessitait un changement de loi. Pa 104 voix contre 29, les élus ont donc accepté de rouvrir le débat lundi prochain. /ats + ami


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