Un brunch à Bienne pour un projet artistique et militant à Athènes

L’association Leefwerk était présente dans la cité seelandaise dimanche pour chercher des fonds ...
Un brunch à Bienne pour un projet artistique et militant à Athènes

L’association Leefwerk était présente dans la cité seelandaise dimanche pour chercher des fonds pour son nouveau projet. Formée de deux Belges et d’un Biennois, elle souhaite réhabiliter des espaces abandonnés dans les villes au profit des habitants

C'est dans la capitale grecque que Leefwerk a entrepris de rénover une ancienne scierie pour y développer ses projets jusqu'en mai 2021. (Image d'illustration) C'est dans la capitale grecque que Leefwerk a entrepris de rénover une ancienne scierie pour y développer ses projets jusqu'en mai 2021. (Image d'illustration)

« On veut redonner l’espace aux gens ». Cet objectif est celui de Leefwerk (formé des mots néerlandais « leef » et « werk », soit « vie » et « travail » en français). Cette association est composée de deux Belges et d’un Biennois, Roman Luterbacher. Elle était dimanche dans la cité seelandaise pour y organiser un brunch de soutien en faveur de son nouveau projet. L'événement s'est tenu au Gärbi Breihaus dès 11 heures. Huit cuisiniers biennois y ont proposés des mets improvisés et mis aux enchères.

Leefwerk cherche des fonds pour réhabiliter une ancienne scierie athénienne en un lieu de vie pour les habitants de la capitale grecque. A mi-chemin entre art et militantisme, Roman Luterbacher, qui est l’un des instigateurs du projet Gurzelen à Bienne, nous explique la démarche de son trio :

C’est donc à Athènes que Leefwerk souhaite développer son art. L’association a d’abord complètement rénové le bâtiment, en y installant de nouveaux équipements et en rétablissant l’électricité par exemple. La suite se jouera jusqu’au mois de mai 2021. Leefwerk veut y organiser chaque mois un nouveau projet comme par exemple installer un labyrinthe dans lequel les gens seraient amenés à repenser les lieux. Pour y arriver, le trio a besoin d’argent : environ 80'000 francs.


En complément des villes

Réhabiliter des espaces abandonnés est normalement l’une des tâches qui incombe aux services de l’urbanisme des différentes villes. Pour Roman Luterbacher toutefois, ce que propose Leerwerk, c’est justement « ce que ne font plus les villes ». Il s’explique : « On ne permet plus aux usagers des espaces publics de dire ce qu’ils pensent. Nous, nous cherchons justement à pousser les gens à se questionner, à parler, à débattre ». /amo


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